Section de Gréasque
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Les comptes de campagne de Sarkozy ont été rejetés, selon «l’Express»

Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle, le 4 mai 2012 aux Sables d'Olonne.

Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle, le 4 mai 2012 aux Sables d’Olonne. (Photo Alain Jocard. AFP)

Pour l’hebdomadaire, cette décision de la Commission des comptes de campagne pourrait annuler le remboursement des frais de l’UMP par l’Etat si elle était confirmée.

Libération

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a rejeté les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2012, affirme vendredi le site internet de l’hebdomadaire L’Express. Interrogé par l’AFP, l’ancien trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy, le député Philippe Briand, a indiqué ne pas avoir reçu de notification en ce sens de la commission. «Ils nous avaient demandé des précisions que nous leur avions données», a-t-il simplement déclaré.

Si ses comptes sont invalidés, Nicolas Sarkozy a la possibilité d’exercer un recours auprès du Conseil constitutionnel, dont il est par ailleurs membre de droit. Selon Philippe Briand, si le Conseil constitutionnel confirmait ce rejet, cela entraînerait «automatiquement le rejet du remboursement» de l’Etat s’élevant à près de 11 millions d’euros. Sollicitée par l’AFP, la CNCCFP n’a pas donné suite dans l’immédiat.

Selon L’Express, cette commission a réintégré dans les comptes de campagne «des dépenses antérieures au 15 février 2012, jour où le président sortant avait officiellement déclaré sa candidature, au journal télévisé de 20 heures de TF1». Ces frais supplémentaires, poursuit le site internet de l’hebdomadaire, entraînent un dépassement du plafond de dépenses autorisé, qui avait été fixé à 22 509 000 euros pour un candidat parvenant au second tour. L’équipe de Nicolas Sarkozy avait déclaré 21 339 664 euros de dépenses, selon ses comptes publiés au Journal officiel le 31 juillet 2012.

(AFP)

Quand Buisson dynamite l’UMP

C’est l’incendiaire dans la maison UMP. Patrick Buisson, son populisme, ses appels au peuple contre les élites !

Le conseiller de Nicolas Sarkozy en avait fait un des axes de la campagne présidentielle. Une partie de l’UMP avait tordu le nez sans oser rien dire car on était en campagne et qu’il fallait être solidaire.

Vint la défaite, mais Nicolas Sarkozy rendit impossible l’inventaire, car il n’avait pas perdu. La ligne Buisson l’avait fait gagner, enfin presque. Elle l’avait sauvé du désastre annoncé. C’est ce que le président battu répétait à ses proches qui transmettaient le message aux ouailles de l’UMP. Silence dans les rangs.

Il fallait bien cependant que l’orage éclate, que les comptes se règlent un jour. C’est ce qui est en train de se passer et de la façon la plus spectaculaire qui soit.

Patrick Buisson a importé son populisme au sein de la maison UMP et c’est comme s’il l’avait incendiée. Pour tenter de sauver le soldat Copé de plus en plus isolé à son poste de président contesté de l’UMP, il a inventé une « vraie fracture entre la base militante et sa représentation parlementaire ».

Une façon de délégitimer le vote des parlementaires UMP prévu mardi qui donnera sans doute majoritairement raison à François Fillon qui appelle à un nouveau vote avant le printemps prochain.

Mais les députés et les sénateurs UMP n’y ont pas vu qu’une simple manœuvre. Ils ont éprouvé un gros malaise : Buisson leur déclarait la guerre. Monter les militants contre eux, c’était remettre en cause leur travail et leur existence, attaquer la démocratie représentative, poser un pain de dynamite au milieu de leurs dernières certitudes.

Et ce qui ne s’était pas produit pendant la campagne s’est réalisé : des voix se sont élevées pour dénoncer la ligne Buisson. Un tout petit début de résistance, mais un début quand même.

Le Monde.fr

Le Conseil Constitutionnel établit un contrat de génération avec l’UMP

Promesse phare de la campagne de François Hollande, le premier contrat de génération sera mis en place au Conseil Constitutionnel. La mesure, qui vise à faire encadrer un jeune incompétent par un senior à l’orée de la péremption, permettra à l’institution de la rue de Montpensier d’enseigner les rudiments de l’opposition à l’UMP.

Souvent débordant d’enthousiasme au moment d’entrer dans la vie active, le jeune est toutefois inexpérimenté, ce qui se manifeste par un comportement un peu foufou très sympathique mais guère productif.
C’est avec l’objectif de canaliser cette énergie et de favoriser un apprentissage empirique que M. Hollande avait proposé le contrat de génération, un dispositif permettant aux PME qui constituent des binômes jeunes-seniors d’obtenir des allègements de cotisations sociales.

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Les membres du Conseil Constitutionnel lors de leur jogging, ce matin.

La loi n’est pas encore votée – elle devrait l’être le mois prochain, sans difficultés si le gouvernement s’abstient de communiquer à son sujet – mais de nombreuses entreprises et institutions se sont d’ores et déjà déclarées partantes.
Pour Jean-Louis Debré, le président du Conseil Constitutionnel, mettre en œuvre le contrat de génération est une évidence : « Les jeunes d’aujourd’hui ne savent plus être dans l’opposition. Dieu sait que j’aime l’UMP, vous n’avez qu’à voir comme je le châtie, mais il faut voir les choses en face : ils passent leur temps à se toucher dans les media et sur les réseaux sociaux mais dès qu’il s’agit d’utiliser leurs dix doigts à l’Assemblée y a plus personne. La France ne peut pas se permettre une génération perdue, nous avons besoin de reprendre ces jeunes en main. »

Derrière ce constat se cache une vérité plus amère : si la Cour des Comptes semble pour le moment être hors course dans son rôle de contre-pouvoir, le Conseil Constitutionnel n’a cessé de perdre des parts de marché face au groupe communiste au Sénat. Or Jean-Louis Debré n’a que peu de sympathie pour le parti du goulag et des 100 millions de morts, qui, estime-t-il, tente d’entraver le sacro-saint principe de libre concurrence.
« A 70.9 ans de moyenne d’âge, on sait ce que c’est que la lutte pour la survie du monde libre contre les hordes bolchéviques, » rappelle-t-il. « Les plus jeunes de nos sympathisants semblent avoir perdu cette priorité de vue. Nous allons les équiper intellectuellement. »

Outre le contrat de génération, le Conseil Constitutionnel entend aussi mettre à profit le contrat d’avenir, qui permet de mettre le pied à l’étrier à un jeune sans aucune qualification et provenant d’un quartier défavorisé. « Ça sera un peu plus compliqué, mais nous faillirions à notre devoir de citoyens si nous ne donnions pas aussi une chance à Jean-François Copé » conclut M. Debré.

 

La rédaction, BRAVE PATRIE

Baroin joue les Yes man chez Elkabach

Baroin joue les yes man …

Baroin joue les Yes man chez ElkabachLe nouveau Ministre du Budget était aussi terne que possible vendredi matin pour prôner la rigueur, un rôle qui tranche avec son image de jeune pousse du chiraquisme. Mais il faut bien grandir un jour….

C’est presque du chamanisme. Au contact de Nicolas Sarkozy, tout personnage politique normalement constitué se change invariablement en clone de Frédéric Lefbvre, capable de plaider avec la dernière des mauvaise foi la cause présidentielle. 
Dernier mutant en date, l’ex chiraquien François Baroin. Invité ce matin de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, le ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’Etat a conjugué, atone, langue de bois et contrevérités. Augmentation de l’âge légal du départ en retraite ? (suite…)

Sarkozy s’agace sur tout

Sarkozy s'agace sur toutOn s’interroge sur les contreparties accordées par la France pour la libération de Clotilde Reiss. Un ouvrage sort sur l’affaire du Karachigate. Le Brésil hésite à choisir le Rafale. Le Mexique refuse d’extrader Florence Cassez vers la France. Autant de contrariétés qui agacent Nicolas Sarkozy

Le Karachigate agace

L’ouvrage sort aujourd’hui. Le Contrat. Karachi, l’affaire que Sarkozy voudrait oublier . , écrit par deux journalistes de Mediapart, Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, agace l’Elysée. C’est normal. 360 pages d’enquête sur cette affaire du Karachigate, à deux ans des élections… c’est agaçant.         (suite…)

Bouclier fiscal : une rupture politique mais pas budgétaire

Le gel du bouclier fiscal écorne l’un des symboles de la politique fiscale de Nicolas Sarkozy, mais il ne réduira pas le montant restitué chaque année ni le nombre de ses bénéficiaires

C’est un virage dans la politique de Nicolas Sarkozy, mais assurément pas la mesure qui permettra de rééquilibrer les régimes de retraite : en annonçant que les nouveaux prélèvements sur le capital et les hauts revenus ne seraient pas pris en compte dans le calcul du bouclier fiscal, le gouvernement accepte d’écorner un symbole de sa politique fiscale sans en tirer de réel profit budgétaire. Ce choix ne fait d’ailleurs pas l’unanimité dans tous les ministères, certains craignant qu’il brouille le bilan du quinquennat et déçoive les électeurs de droite.

Certes, les mesures de taxation devraient permettre de dégager plusieurs milliards d’euros chaque année pour abonder le Fonds de solidarité vieillesse. Mais le bouclier fiscal, qui évite de consacrer plus de la moitié de ses revenus au paiement de l’impôt, coûtera, lui, autant que les années précédentes, soit environ 600 millions d’euros. C’est simplement le surcroît de recettes fiscales et sociales qui ne sera pas amputé d’un effet bouclier, comme pour la contribution RSA de 1,1 % sur les revenus du patrimoine, intégrée, elle, dans le calcul du bouclier (et qui accroît le coût de ce dernier de quelques dizaines de millions d’euros).

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Karachigate : l’affaire qui empoisonne la présidence Sarkozy

 L’article de Bertrand le Gendre dans les colonnes du Monde le 7 avril n’est pas passé inaperçu. Le journaliste livre une analyse pertinente dans laquelle il relève des similitudes frappantes dans les parcours de Chef de l’Etat de VGE et de Nicolas Sarkozy. La conclusion est cruelle pour l’actuel locataire de l’Elysée suspecté de se Giscardiser. Le parallèle ne serait pas complet sans une affaire gênante. A ce titre, le Karachigate pourrait bien constituer pour Nicolas Sarkozy, en plus explosif, ce que fût le dossier noir des diamants pour VGE.

Le Karachigate n’aurait pas pris une telle ampleur sans la détermination a faire émerger la vérité d’un quotidien, Mediapart , et d’un homme politique, le député Bernard Cazeneuve, rapporteur de la mission d’information parlementaire mandatée pour éclaircir le dramatique attentat de Karachi .

En septembre 2008, Mediapart lance l’affaire. Le quotidien d’Edwy Plenel évoque une affaire d’Etat dans laquelle s’entremêle corruption liée aux ventes d’armes et financement illicite de la vie politique.

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Présidentielle 2012 : Nouvelles manipulations sondagières en vue pour l’UMP ?

6 mai 2010

L’Elysée et l’UMP auraient selon le site les INDISCRETS : ” trouvé un moyen de contourner les lois sur le financement par des sociétés des campagnes électorales … / … ” Celui-ci fait référence à un article très détaillé de l’Express du 28 avril, qui explique qu’on s’agite en coulisse, pour créer de toutes pièces : ” une entreprise d’études d’opinion et de marketing” qui serait financée par des sociétés amies du CAC 40 et qui aurait comme client : l’UMP !
Que dit la loi française sur le financement des partis politiques ?
” … / … depuis 1995, les pouvoirs publics ont décidé de couper le cordon ombilical entre l’argent des entreprises et les caisses politiques, en interdisant définitivement aux personnes morales -quelles qu’elles soient- de prendre part au financement de la vie politique .. / … ” – Source Sénat

Polygamie, nationalité: le grand n’importe quoi de M. Hortefeux

La voix de la raison viendrait-elle de l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin? «Je pense que cette affaire de Nantes est compliquée et ne sert pas la clarté du débat sur la burqa. On affaiblit le débat. Nous avons des lois contre la polygamie et la fraude aux systèmes sociaux, que ces lois s’appliquent. Nous manquons d’une loi contre la burqa, il faut faire cette loi et ne mélangeons pas tous les sujets», a tancé M. Raffarin, lundi 26 avril sur France Info.

Ce qui ne fera pas cesser les débats, bien sûr, mais remettra, peut-être, un peu de sérénité dans cette polémique voulue par le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux. Trois jours d’un emballement national qui a tourné à la confusion généralisée autour d’un Français musulman de Loire-Atlantique et de son épouse verbalisée pour cause de conduite d’automobile sous voile intégral.

Tout s’y est mélangé, du code de la route au projet de loi sur la «burqa», du code civil au code pénal. Avec l’autorité que semble lui conférer la connaissance policière et administrative de ses services sur ce genre de dossiers, M. Hortefeux en a rajouté (suite…)

Hyperdémocratie contre hyperprésidence

Il y a un climat bizarre dans notre pays. Le souffle de la victoire de la gauche aux régionales est passé, a ébranlé Matignon et l’Elysée, et pourtant la préoccupation première de l’un et de l’autre a été de faire comme si de rien n’était.

Pas de vrai infléchissement politique, pas de recomposition du gouvernement qui donne le sentiment que le verdict des urnes a été entendu et un peu écouté. La façade résiste. Mais à l’intérieur – c’est le prix à payer – les murs craquent de tous les côtés. Il ne se passe pas un jour sans qu’une déclaration de responsable de la majorité ne vienne sanctionner un aspect ou l’autre de la politique menée. A l’Assemblée, le président du groupe UMP et celui du Palais Bourbon – pourtant du même parti – s’apostrophent par voie de presse. Et au-dessus, si l’on peut dire, de tout cela, le Président de la République mobilise les médias autour du feuilleton ubuesque d’une rumeur conjugale. Cette agitation générale est à mon sens le symptôme d’une crise bien plus profonde que les aléas électoraux de la majorité présidentielle : notre démocratie est malade ; ses institutions souffrent d’une overdose de présidentialisme.

(suite…)