Section de Gréasque
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Affaire Tapie-Crédit lyonnais : Lagarde défend l’arbitrage

Christine Lagarde au forum de Davos, le 23 janvier.

Christine Lagarde au forum de Davos, le 23 janvier. (Photo Johannes Eisele. AFP)

Des perquisitions ont eu lieu jeudi dans le cadre du volet non ministériel du dossier. La justice se penche sur le règlement du contentieux entre l’homme d’affaires et le Crédit lyonnais.

La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a réaffirmé vendredi que le choix de recourir à un arbitrage pour solder le contentieux qui opposait Bernard Tapie au Crédit lyonnais était «la meilleure solution à l’époque».

Interrogée sur France 2 alors qu’elle se trouve au forum de Davos, l’ancienne ministre de l’Economie de Nicolas Sarkozy a maintenu que pour elle «c’était le bon choix». «Je reste à la disposition des autorités de mon pays pour en répondre le moment opportun», a-t-elle ajouté.

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Des perquisitions ont été réalisées jeudi par la brigade financière aux domiciles de Bernard Tapie et de Stéphane Richard, actuel PDG d’Orange qui était le directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy au moment des faits. Ces perquisitions ont eu lieu à la demande des juges qui instruisent le volet non ministériel de cette affaire.

Ils enquêtent sur la décision prise au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy de recourir à un arbitrage pour solder le contentieux qui opposait Bernard Tapie et le Crédit lyonnais sur la vente litigieuse d’Adidas par la banque en 1993.

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Le tribunal arbitral, juridiction privée, avait condamné le Consortium de réalisation (CDR), structure publique qui gérait le passif du Crédit lyonnais, à verser à l’homme d’affaires 285 millions d’euros d’indemnités (400 millions avec les intérêts).

Parallèlement, la Cour de justice de la République (CJR) instruit le volet ministériel de l’affaire, qui vise Christine Lagarde. Il lui est reproché d’avoir recouru à cet arbitrage privé alors qu’il s’agissait de deniers publics, d’avoir eu connaissance de la partialité de certains juges arbitres et de ne pas avoir exercé de recours contre cet arbitrage controversé.

Liberation 25 01 2013   (AFP)

La crise n’est pas seule responsable des 138 milliards d’euros de déficit de 2009 !

138 milliards d’Euros, vous avez bien lu !

Cela correspond au déficit des comptes de l’Etat Français pour 2009, que la Cour des Comptes vient de valider, tout en émettant quelques réserves.
Et surtout en précisant au passage que : ” la dégradation des finances publiques n’était pas due uniquement à la crise

Face à ces chiffres qui donnent le tournis, le Président n’a trouvé qu’une basse polémique pour éviter le sujet : ” Vous savez, quand on pense à ce qu’a fait François Mitterrand en ramenant l’âge légal du départ à la retraite de 65 à 60 ans… On aurait beaucoup moins de problèmes s’il s’était abstenu.” – Source Le Point

Et si vous et votre gouvernement avaient évité de gaspiller l’argent depuis 2007, Monsieur le Président : “On aurait beaucoup moins de problèmes si vous vous étiez abstenu ”

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La démolition en marche de nos acquis sociaux

Il y a soixante-six ans, les résistants avaient inventé une société plus juste. Aujourd’hui, elle est en pièces.

Les jours heureux. Merveilleux titre qui claque comme une insolente promesse d’espoir dans la nuit noire de 1944. Il fallait un sacré culot aux chefs de la Résistance, des gaullistes aux communistes, réunis clandestinement le 15 mars de cette année, pour adopter à l’unanimité le programme du Conseil national de la Résistance (son titre faisait référence à un film et une pièce de théâtre à succès). Non content de préparer la libération de la France, celui-ci posait déjà les bases d’une «véritable démocratie économique et sociale» : la Sécu, les retraites par répartition, les droits des travailleurs dans l’entreprise, les services publics… toutes ces réformes engagées à la Libération en sont issues.

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Bouclier fiscal : une rupture politique mais pas budgétaire

Le gel du bouclier fiscal écorne l’un des symboles de la politique fiscale de Nicolas Sarkozy, mais il ne réduira pas le montant restitué chaque année ni le nombre de ses bénéficiaires

C’est un virage dans la politique de Nicolas Sarkozy, mais assurément pas la mesure qui permettra de rééquilibrer les régimes de retraite : en annonçant que les nouveaux prélèvements sur le capital et les hauts revenus ne seraient pas pris en compte dans le calcul du bouclier fiscal, le gouvernement accepte d’écorner un symbole de sa politique fiscale sans en tirer de réel profit budgétaire. Ce choix ne fait d’ailleurs pas l’unanimité dans tous les ministères, certains craignant qu’il brouille le bilan du quinquennat et déçoive les électeurs de droite.

Certes, les mesures de taxation devraient permettre de dégager plusieurs milliards d’euros chaque année pour abonder le Fonds de solidarité vieillesse. Mais le bouclier fiscal, qui évite de consacrer plus de la moitié de ses revenus au paiement de l’impôt, coûtera, lui, autant que les années précédentes, soit environ 600 millions d’euros. C’est simplement le surcroît de recettes fiscales et sociales qui ne sera pas amputé d’un effet bouclier, comme pour la contribution RSA de 1,1 % sur les revenus du patrimoine, intégrée, elle, dans le calcul du bouclier (et qui accroît le coût de ce dernier de quelques dizaines de millions d’euros).

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Les Diafoirus

Diafoirus.jpgQue de questions sur la crise actuelle! La crise est-elle finie? De quelle crise s’agit-il d’ailleurs: crise financière, crise bancaire, crise sociale, crise politique, crise de l’Europe, crise de l’euro? Quelle sera le prochain soubresaut? Y a-t-il des solutions?

Plus je lis, plus j’écoute les analyses et les prises de position des économistes, des responsables politiques, plus je me dis que les Français, les Européens et même les Américains doivent être perdus! Et, devant les vérités succesives, les erreurs de diagnostic, les solutions “miraculeuses” qui échouent, la question la plus grave et la plus lancinante est certainement: qui croire?

Il est certain que nos Diafoirus modernes, tels les médecins de Molière* qui prétendaient soigner toutes les maladies par des clystères, des saignées et des purges, ne sont plus crédibles en proposant chaque jour la rigueur, l’austérité, les coupes dans les budgets sociaux, sans se rendre compte que le remède risque de tuer le malade.

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l’euro est bien le nouveau nom du deutschmark

Ce que l’actuel président de la République Française a de plus génial, c’est sa capacité à apporter sur un plateau les arguments auxquels ses plus véhéments détracteurs n’auraient même pas pensé pour le mettre en contradiction avec lui-même.

Alerté par Jose-Luis Zapatero de la fragilité de son économie, du fait que 40% de la dette publique portugaise est porté par le système bancaire espagnol, si Angela Merkel persistait dans son refus de renflouer la Grèce, Nicolas Sarkozy aurait répondu au chef du gouvernement : « Je sais ce qu’il me reste à faire ». On connaît la suite, révélée par le quotidien El Pais, avant les démentis opposés, non sans une certaine panique, par Paris et Madrid.

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Pathétique défense du bouclier fiscal

Plaignons les ministres, que Nicolas Sarkozy a sommés de défendre le bouclier fiscal. Privés d’arguments convaincants – et le fait est qu’il n’y en a aucun – les voilà contraints de recourir au n’importe-quoi. Une alternative à la démission, voire, espèrent certains, une assurance tous risques pour le remaniement ministériel d’automne.

Ministre de l’économie, Christine Lagarde est en première ligne. La voici donc sur Canal+, ce jeudi matin,  en avocate de la défense « Pour avoir des emplois, plaide-t-elle,  il faut qu’on ait des investissements ; pour avoir des investissements, il faut qu’on ait des capitaux sur le territoire français. Et ce que me disent les investisseurs, que ce soit les Français ou les étrangers, c’est : de grâce, ne modifiez pas le système fiscal à chaque loi de finances ; il nous faut de la stabilité, de la prévisibilité ».

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Retrouver l’Europe.

L’accord conclu ce matin à Bruxelles le prouve : avec de la volonté, l’Europe peut s’affirmer comme telle. Voici une première réponse aux inquiétudes exprimées la semaine dernière, notamment par le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz : « C’est peut-être la fin de l’euro », disait ainsi celui qui a souvent eu, par le passé, le triste privilège de savoir prédire, parmi l’indifférence, les malheurs évitables.

Nous n’en sommes pas là. Mais le problème demeure : alors qu’un de ses membres s’est trouvé au bord de la faillite, l’Union européenne a prouvé qu’elle ne disposait ni de moyens de régulation financière, ni de cadres économiques efficaces, ni d’outils de solidarité élémentaire. On a vu, à rebours de l’idée même d’Europe, triompher les égoïsmes. Et à présent que l’accord de Bruxelles permet de gagner du temps, il faut, plutôt que de céder à la facilité des soulagements, faire de ce répit le moment du sursaut.

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La crise grecque menace de devenir systémique

C’est une vague de peur qui enfle, et que rien ne semble pouvoir endiguer. La Banque centrale européenne, dernière voix autorisée pour la zone euro, n’a pas réussi à calmer les appréhensions: en refusant, jeudi 6 mai, de passer outre l’interdiction qui lui est faite par traité et de «monétiser» la dette grecque, c’est-à-dire d’acheter directement la dette publique grecque, elle s’est privée de la seule arme susceptible de calmer la spéculation, aux yeux de nombreux experts y compris de banquiers. Car le plan de sauvegarde de la Grèce, adopté par l’Union européenne et le FMI, n’a pas convaincu. De plus en plus de voix s’élèvent pour dire même qu’il est mort-né, avant même que les pays de la zone euro, réunis vendredi 7 mai, ne l’ait approuvé.

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Le gouvernement Fillon annonce trois années de rigouille


JPEG - 31.7 koTrois ans de gel des dépenses publiques nous a annoncés Fillon en jurant que ce n’était pas de la rigueur. Et en oubliant qu’il y a deux ans on nous expliquait que le plan de relance, face à la crise, passait par de lourds investissements d’état… Adieu les grands travaux et les investissements, place au serrage de ceinture… Pour Tous… Enfin, pour tous les pauvres… Mieux vaut en rire qu’en pleurer…
« Les bourses chutent. La France doit d’urgence mettre un slip ». C’est en ces termes que François Fillon a justifié la « surgélation des dépenses publiques » pendant trois ans, afin de rassurer les marchés sur la ferme et drue volonté Nationale de rester dans des ratios de solvabilité acceptables.

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