Section de Gréasque
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fin du triple A, reste l’austérité

Dans un entretien au Monde daté du 13/12, le Président sortant a admis à l’écrit ce qu’il n’ose avouer à l’oral : la France serait en passe de perdre son AAA qui lui permet d’emprunter aux meilleures conditions sur les marchés. Pour Sarkozy, « si [les agences de notations] devaient nous le retirer, ce serait une difficulté de plus, mais pas insurmontable ». C’est un reniement : la droite a toujours affirmé que sa politique permettrait de préserver le triple A. Ces dernières semaines, les dirigeants de droite ont multiplié les propos rassurants et lénifiants. Pour B. Le Maire : « Dans cette guerre-là, il faut choisir son camp et il faut tout faire pour sauver effectivement le triple A de la France » (Europe 1, 13/10). Pour F. Baroin : « on a notre triple A et tout est mis en oeuvre pour répondre aux objectifs que nous avons fixés » (France 2, 21/11). Pour F. Fillon : « tout est fait pour conserver le triple A » (France 2, 6/12). Enfin, pour N. Sarkozy : « Comme nous avons le triple A, c’est-à-dire que nous sommes considérés comme un pays bien géré, nous pouvons emprunter à 3 % ». Il ajoutait : « non, non, la perspective du triple A français, elle est stable » (TF1-France 2, 27/10). → L’impuissance de Sarkozy est manifeste, comme il l’admet lui-même aujourd’hui : « il n’y a pas de mesure clé ou miracle ». Pour empêcher les taux d’intérêt de grimper et la spéculation de continuer, il existe pourtant une solution : changer de président pour changer de politique. C’est un aveu d’échec : non seulement l’austérité n’a pas rassuré les marchés, mais elle a cassé l’activité et précarisé les Français. Au prétexte de maintenir le triple A de la France, M. Sarkozy a décidé : – la casse des retraites par un plan inefficace (le financement n’est pas bouclé) et injuste (l’essentiel de l’effort est porté par les ménages et les salariés) ; – deux plans de rigueur depuis l’été de près de 20 Md€ (11 Md€ en septembre, 7 Md€ en novembre) que les Français payent sous la forme de hausse du taux réduit de TVA à 7 %, de taxe sur les complémentaires santé, de hausse de l’impôt sur le revenu ; – le démantèlement aggravé des services publics avec la décision de supprimer 14 000 postes dans l’Education nationale à la rentrée 2012 ; – l’acceptation de l’austérité généralisée en Europe à travers un nouveau traité punitif sanctionnant les Etats sans aucune mesure de relance pour la croissance et pour l’emploi. → L’incohérence de Sarkozy est coupable : le 23 août, A. Minc – visiteur du soir et éminence du matin de l’Elysée – disait que le triple A est « un trésor national ». Désormais, M. Sarkozy admet que sa mauvaise politique a dilapidé le « trésor ». Enfin, c’est une marque d’irresponsabilité : loin de protéger la France, le Président sortant la met en danger. Par ces déclarations légères, c’est Sarkozy qui dégrade la France et non les agences. Par son incapacité à proposer un cap pour redresser notre pays. Aujourd’hui, Sarkozy a choisi l’austérité pour sauver le triple A : il annonce la fin du triple A, reste l’austérité.

c’est F. Hollande qui trace une perspective pour rendre la France plus crédible et maintenir sa note souveraine. C’est lui qui propose : – le redressement financier avec une loi de programmation des finances publiques pour revenir aux 3 % de déficits en 2013 et à l’équilibre à l’horizon 2017; – le redressement productif avec le patriotisme industriel et la réforme de la fiscalité favorable à l’emploi et à l’investissement, non à la rente et à la finance ; – le redressement européen avec un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance en Europe pour réorienter les missions de la BCE, créer des eurobonds pour lancer des grands projets d’avenir, mettre en place une taxe sur les transactions financières, opérer la conversion écologique et énergétique des économies européennes. Personne ne peut se réjouir d’une éventuelle dégradation de la note française, ni en minimiser la portée – encore moins à la tête de l’Etat ! Si cette décision intervenait, comme semble le croire le Président de la République, c’est l’échec de la politique Sarkozy qui serait sanctionnée : l’austérité sans la croissance et sans la justice, c’est la triple peine – déficits, récession, chômage. Celui qui a dégradé la France, c’est Sarkozy !

Galéjades de Fillon sur la croissance française

La campagne présidentielle fait peser une sérieuse menace sur les chiffres. François Fillon a donné le ton, samedi 28 mai. S’adressant au conseil national de l’UMP, réuni à Paris, il n’a pas hésité à tricher avec les dernières prévisions de l’OCDE, afin d’embellir la croissance économique française prévue pour 2011.    (suite…)

Bouclier fiscal : le montant moyen restitué s’est élevé à 40.908 euros en 2010

Le bénéfice du bouclier fiscal, qui plafonne les impôts directs à 50 % des revenus, est toujours aussi concentré. Les 1.000 premiers contribuables ont perçu un chèque moyen de 365.000 euros lors de la campagne 2010.

En attendant la suppression du bouclier fiscal, le gouvernement doit encore assumer le bilan médiatique des chèques restitués aux contribuables les plus aisés au titre de la campagne 2010, dont les résultats provisoires viennent d’être transmis aux députés. Quelque 14.443 contribuables ont collectivement reçu 591 millions d’euros au titre du plafonnement de leurs impôts 2010 à 50 % de leurs revenus 2009. C’est, selon ces chiffres provisoires arrêtés en février, un bilan similaire à celui de l’année précédente (586 millions en février 2010). Le bilan définitif s’était élevé à 678 millions d’euros.

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Hortefeux : le retour !!!

RTXX554_CompTout à l’heure, la députée européenne UMP, Catherine Soullie, s’est résignée : elle a remis sa démission, ce qui ouvre la porte au retour de Brice Hortefeux au Parlement européen.

Le fidèle Brice, débarqué sans ménagement du gouvernement le 27 février dernier, est en effet à la recherche  d’un point de chute confortable. Car son mentor, Nicolas Sarkozy, ne semble pas pressé de le nommer « conseiller politique » à l’Élysée, comme il l’avait pourtant annoncé, sans doute découragé par les procédures judiciaires dont son protégé est la cible. En attendant, quoi de mieux que le Parlement européen que trop d’élus français s’évertuent à considérer soit comme un purgatoire, soit comme un cimetière des éléphants ?    (suite…)

Déchéance de la nationalité : Sarkozy contredit Nicolas

Le chef de l’Etat veut déchoir de leur nationalité les délinquants d’origine étrangère. En 2006, il refusait toute forme de double peine.

Nicolas Sarkozy avec Brice Hortefeux à Grenoble ce vendredi  (Philippe Wojazer/Reuters)

Au plus bas dans les sondages de popularité, Nicolas Sarkozy mise une nouvelle fois sur la sécurité pour regagner l’adhésion de l’opinion. A l’occasion de l’installation du préfet de l’Isère, l’ancien policier Eric Le Douaron, il a annoncé, ce vendredi à Grenoble, vouloir déchoir les délinquants d’origine étrangère de leur nationalité :

« Nous allons réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française. Je prends mes responsabilités.

La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police ou d’un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique.

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Pour Sarkozy, tous les chemins mènent aux Roms

Les événements de Saint-Aignan servent de prétexte au gouvernement pour sortir de son chapeau une série d’annonces qui ramèneront vers Sarko l’électorat de droite. Et peu importe que toute la communauté des gens du voyage soit sanctionnée à cause d’une poignée de délinquants. Tout est bon à prendre pour gagner des voix.

Les événements de Saint-Aignan n’ont rien de commun ni d’acceptable. Mais un barrage de police forcé et des événements sur lesquels la justice doit faire le jour ne peuvent pas servir de prétexte à une campagne propagandiste de la part du pouvoir. En la matière, la République se définit ainsi : c’est l’ordre républicain qui allie droit à la sécurité publique et droit de chaque citoyen à la sûreté. (suite…)

Pénibilité et retraites : la nouvelle manoeuvre de Sarkozy.

Pénibilité et retraites : la nouvelle manoeuvre de Sarkozy.De mardi 20 à jeudi 22 juillet, une poignée de députés ont débattu de la réforme des retraites au sein de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée Nationale. Ces débats étaient cruciaux, puisque le texte ainsi modifié sera celui présenté à l’ensemble des députés, à compter du 7 septembre prochain.

Au final, si 108 amendements (sur 419 présentés) ont été adoptés (dont un quart émanant de l’opposition), le texte final a peu changé.

Mais qu’a-t-on appris ?
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Affaire Woerth: de Baroin à Raffarin, sauve-qui-peut général en Sarkozie!

A chaque jour sa révélation sur l’affaire Woerth-Bettencourt. Si le sort du ministre du Travail semble scellé, c’est désormais vers l’Elysée que les regards se tournent. L’ancienne comptable des Bettencourt a affirmé à Médiapart que Sarkozy était un hôte régulier de la riche héritière et avait droit à sa petite enveloppe. A droite, la lassitude se fait sentir et on en appelle au président.

out va très vite. Il y a tout juste une semaine, Nicolas Sarkozy soutenait « totalement et complètement » son ministre du Travail. Recevant les députés UMP à l’Elysée, et face à l’inquiétude exprimée par certains, le président avait rassuré ses troupes : « Éric est l’honnêteté faite homme et je l’apprécie beaucoup. On se fait donner des leçons de morale par des parangons de vertu. Si je dis à Éric « tu dois partir », ça voudra dire qu’il y a quelque chose ».   (suite…)