Section de Gréasque
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La nouvelle affaire qui menace Nicolas Sarkozy

La justice cherche à savoir si l'ex-président a emprunté gratuitement un avion mis à sa disposition par l'homme d'affaires Stéphane Courbit, entre autres pour ses conférences à l'étranger.

La justice cherche à savoir si l’ex-président a emprunté gratuitement un avion mis à sa disposition par l’homme d’affaires Stéphane Courbit, entre autres pour ses conférences à l’étranger. | REUTERS/ERIC GAILLARD

Une nouvelle enquête judiciaire, portant sur des faits d’abus de biens sociaux et de recel, pourrait inquiéter Nicolas Sarkozy, selon les informations du Monde. Une juge d’instruction marseillaise s’intéresse ainsi aux conditions dans lesquelles ont été organisés plusieurs vols privés transportant l’ancien président entre décembre 2012 et mars 2013.

En charge du volet français du dossier baptisé « Air Cocaïne », un trafic de drogue entre la République Dominicaine et la France via des vols transatlantiques privés, la juge Christine Saunier-Ruellan, vice présidente à la juridiction interrégionale spécialisée, a chargé, mi-juillet, un expert aéronautique d’une mission « d’analyse et de décryptage » de l’ensemble des plans de vols figurant dans son dossier.

Dans son ordonnance de commission d’expert, la juge demande à Claudine Oosterlinck, expert agréé par la Cour de cassation, de passer au crible les vols suspectés d’avoir transporté de la cocaïne entre la République Dominicaine et la France ainsi qu’une série de liaisons entre Antigua, Le Bourget et le petit aéroport belge de Sint Truiden. La juge ajoute à sa liste « des vols facturés à Lov Group », la société de l’homme d’affaires Stéphane Courbit. Un premier vol Le Bourget-Doha (Qatar) du 9 au 11 décembre 2012, un second Le Bourget- Teterboro (New-York) du 30 janvier au 3 février 2013 et un Le Bourget-Abu Dhabi du 26 au 27 février 2013 ont été empruntés par Nicolas Sarkozy. Le premier l’a transporté à Doha pour participer au Forum mondial du sport Doha Goals au Qatar. Le tarif évoqué pour ce vol est de 95 000 €, selon des documents saisis lors de l’enquête.

Deuxième déplacement, l’aller-retour pour Teterboro, dans le New Jersey, aux Etats-Unis : M. Sarkozy, était accompagné pour l’occasion de son épouse Carla Bruni. Le troisième voyage en cause a donc eu pour cadre Abu Dhabi, aux Emirats arabes Unis. Nicolas Sarkozy était invité au Global financial markets forum, organisé par la banque nationale d’Abu Dhabi. Il y donna une conférence, le 27 février.

« AIR COCAÏNE »

Ces trois vols ont été affrétés par la Société Nouvelle Trans Hélicoptère Service (SNTHS) dirigée par Pierre-Marc Dreyfus, l’un des dix mis en examen dans le dossier français d’« Air Cocaïne », placé sous mandat de dépôt du 10 septembre 2013 au 28 août dernier avant une libération sous contrôle judiciaire. Cette société lyonnaise spécialisée dans les vols d’affaires et la gestion d’avions privés est l’affréteur des vols suspects et notamment du Falcon 50 appartenant au lunetier Alain Affelou, intercepté le 19 mars 2013 sur l’aéroport international de Punta Cana (République Dominicaine) avec trente six valises à son bord contenant 682 kilos de cocaïne. Quatre Français étaient interpellés, dont Alain Castany, qui se présente comme le troisième pilote. Les enquêteurs ont découvert dans son portable les numéros de téléphone personnels de nombreuses personnalités, notamment celui de Nicolas Sarkozy.

Par ailleurs, en consultant, le téléphone portable de Franck Colin, un quadragénaire soupçonné d’avoir affrété le vol intercepté en République dominicaine (et interpellé en avril 2013 à Paris), les policiers de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), – dessaisis en juillet 2014 de l’enquête au profit des gendarmes de la section de recherches de Paris – ont constaté qu’il était en contact avec Pierre Sarkozy, l’un des fils de l’ancien président de la République. Le jeune homme est enregistré dans le répertoire sous le nom de « Dj Jed Sarkosi ».

C’est en cherchant à découvrir l’identité des personnes ayant financé les nombreux voyages effectués ces dernières années par le Falcon 50 que les enquêteurs ont découvert que trois vols, également affrétés par la société SNTHS – et effectués dans la même période que les vols liés au trafic de cocaïne – auraient été financés par Stéphane Courbit, via sa holding Lov Group industrie (LGI), au profit de M. Sarkozy. Le tout pour un montant total supérieur à 330 000 euros… Le nom de M. Sarkozy apparaît en effet sur certaines factures saisies en perquisition au siège de la SNTHS.

Interrogé par Le Monde, l’avocat de M. Courbit, Me Christophe Ingrain, a confirmé la prise en charge par Lov Group des trois déplacements qui intéressent la justice et a indiqué : « Ces vols avaient pour objet la création d’un fonds d’investissement dans lequel l’ancien président de la République aurait été impliqué. Nous détenons tous les documents nécessaires pour le prouver ».

FACTURES DISPARUES

Les policiers ont par ailleurs découvert qu’un quatrième vol avait été affrété, au mois de mars 2013, par la société SNTHS, au profit de Nicolas Sarkozy. Il s’agissait de permettre à l’ancien président de se rendre à Bordeaux où il devait honorer, le 21 mars, une convocation… aux fins de mise en examen du juge Jean-Michel Gentil, chargé de l’affaire Bettencourt. Mais l’interception du Falcon 50 sur le tarmac de Punta Cana a contraint Nicolas Sarkozy à monter dans un autre avion, également mis à sa disposition par la SNTHS. Sauf que, cette fois, les factures indiquent que le vol a été pris en charge par l’Association de soutien à l’action de Nicolas Sarkozy (ASANS).

L’expertise de la comptabilité de la SNTHS a révélé que plusieurs de ses comptes clients avaient disparu, dont celui de LGI – qui constituait pourtant le client principal de la société d’hélicoptères – et celui de l’Association de soutien à l’action de Nicolas Sarkozy…

Me Pierre Ceccaldi, défenseur de Pierre-Marc Dreyfus, demandera, lundi 8 septembre, à la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence d’annuler tous les éléments du dossier ayant trait aux vols empruntés par Nicolas Sarkozy. « La juge est saisie d’un trafic présumé de stupéfiants entre la République Dominicaine et la France, observe Me Ceccaldi. On ne comprend pas pourquoi on s’intéresse à des clients de SNTHS, fussent-ils aussi prestigieux que l’ancien président de la République, qui n’ont rien à voir avec l’objet de la saisine ».

Plusieurs sources ont indiqué au Monde que la procédure incidente concernant les vols suspects pourrait être dépaysée à Paris, dans le cadre d’une enquête préliminaire.

Le spectre de Kadhafi revient hanter Sarkozy

Ziad Takieddine, l’intermédiaire multicartes et maintes fois mis en examen n’est pas le seul à avancer que l’Ex président a bénéficié des largesses libyennes. Les proches de feu le colonel, réfugiés en Tunisie, abondent dans son sens. Sans preuves pour l’heure.

 

Intermédiaire flamboyant des grands contrats de sous marins et de frégates pendant les années 1990 et intime de Jean François Copé comme de Brice Hortefeux, le Libanais Ziad Takieddine est soupçonné par le juge Renaud Van Ruymbeke des pires frasques financières. La meilleure défense étant l’attaque, le voici donc qui, le 19 décembre dernier devant le magistrat, accuse Nicolas Sarkozy et Claude Guéant d’avoir empoché plus de cinquante millions d’euros de Mouammar Kadhafi, comme l’a révélé Le Parisien. Des preuves, menace-t-il, devraient suivre. Pendant la dernière campagne présidentielle, le site Médiapart avait publié un document en arabe où il était déja fait état de quelques gâteries de l’ordre de 50 millions faites à l’ancien président. Aucune preuve irréfutable ne confirme, pour l’instant, l’ensemble de ces accusations fracassantes. D’autant plus que l’ami Ziad, lâché par le camp sarkoziste (cf. encadré), a toutes les raisons de se venger de ses anciens mentors, Sarkozy et Guéant. Seuls les avocats de l’ancien Premier ministre de Kadhafi, Mahmoudi Bagdadi, aujourd’hui sous les verrous à Tripoli, ont témoigné de la validité du document produit par le site d’information. Mais il n’en reste pas moins que les relations rocambolesques entre Paris et Tripoli font l’objet de rumeurs persistantes et relativement concordantes. 

 

 Des intermédiaires décomplexés 

 

Durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, l’entourage du chef de l’Etat a basculé dans un monde décomplexé. Corsaires dévoués à l’Etat ou pirates sans foi ni loi, de grands intermédiaires franco-libyens se sont affichés ouvertement à l’Elysée. Deux de ces hommes d’influence ont joué un rôle majeur dans  les contrats passés avec le régime libyen: Ziad Takieddine, que l’on ne présente plus; Alexandre Djhouri, encore surnommé «monsieur Alex», qui a réussi à naviguer avec brio entre les deux frères ennemis, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin. Ziad Takieddine entretenait des liens étroits avec l’ancien patron des services libyens, le redoutable Abdallah Senoussi (aujourd’hui détenu et sévèrement torturé à Tripoli), qui gérait tous les achats militaires.

 

En 2005 et alors que Nicolas Sarkozy rêgnait sur la place Beauvau, l’ami Ziad accompagnait en Libye son directeur de cabinet, Claude Guéant. Il s’agissait de préparer le voyage officiel du ministre de l’Intérieur à Tripoli le 6 octobre. C’est à l’occasion de ce déplacement que Takieddine rédige une mystérieuse note «confidentielle», versée aujourd’hui au dossier du juge Renaud Van Ruymbeke: «La visite préparatoire (…) doit revêtir un caractère secret. Il sera préférable que CG (A savoir Claude Guéant) se déplace seul (…) On sera plus à l’aise pour évoquer « l’autre sujet important » de la manière la plus directe». Quel «sujet important»? Le juge Van Ruymbeke n’en apprendra pas d’avantage.

 

Un cadavre encombrant dans le Danube 

 

Une fois Sarkozy élu en 2007, Ziad Takieddine est proprement évincé du circuit libyen par Alexandre Djhouri, qui s’est rapproché de Claude Guéant, devenu secrétaire général de l’Elysée, ainsi que  de Bernard Squarcini, grand patron des services français. D’où la détestation entre les deux hommes, Djhouri et Takieddine. 

 

 

«En Libye, Alexandre était incontournable», reconnait Pierre Bonnard, un homme d’affaires qui fut très proche du tout puissant ministre libyen du pétrole, Choukri Ghanem, dont le corps a été retrouvé dans le Danube, le 20 avril 2012, sans aucub doute assassiné. La carte maitresse de Djouhri à Tripoli aura été sa proximité avec le directeur de cabinet de Khadafi, le très francophone Bechir Saleh. Tout puissant, ce dernier  avait les clés du coffre africain du Guide- soit huit milliards de dollars engloutis en quelques années.  En octobre 2011, Bechir Saleh a été protégé par les autorités françaises à Paris, alors qu’en fuite, il était recherché par Interpol. S’il parlait aujourd’hui depuis le Niger où il réside désormais, la République française tremblerait. Mais son silence est désormais la meilleure de ses assurances vie!

 

Des kadhafistes vengeurs!  

 

 

En tout cas, la garde rapprochée du colonel Khadafi qui s’est réfugiée à Tunis, à Alger et au Caire lance, elle aussi des accusations sur le financement de la campagne présidentielle de 2005 par le Guide libyen. «Un avion où avait pris place le directeur de cabinet du Guide, Bechir Saleh, est parti de Syrte, la ville natale de Khadafi, à la fin de 2006 et s’est envolé pour Paris, via Djerba en Tunisie», explique une avocate libyenne, intime de Kadhafi, que l’on peut croiser dans le quartier du Lac dans la banlieue de Tunis.  Au hasard des rencontres dans cette base arrière kadhafiste, un ancien ministre et haut responsable des comités révolutionnaires libyens, évoque trois versements vers l’Italie et Malte, via des faux contrats commerciaux. Pourquoi ne pas avoir dénoncé ces dérives durant le conflit avec la France? «Le fils du Guide, Saif, l’a fait, explique un ancien ministre de l’Intérieur du Guide, qui après un bref séjour à Tunis s’est réfugié en Allemagne,  et nous espérions que le président français était plus rationnel que cela, qu’il ne prendrait pas un tel risque». A Alger, où sont réfugiés sous haute surveillance la fille chérie du Guide, Aicha, et son fils Hannibal, ainsi qu’une partie de l’ancien régime libyen, une des rares personnes à  approcher les enfants du Guide, confie à Bakchich que «de gros transferts de cash ont eu lieu entre Tripoli et Paris à la fin de 2006».

 

La volte face de Nicolas Sarkozy 

 

Autre surprise, Nicolas Sarkozy s’engage, sans l’assentiment de ses proches,  dans une intervention en Libye contre l’allié d’hier. Le 7 mars 2011, une réunion est organisée à l’Elysée sur «les flux migratoires en Méditerranée». Alain Juppé, tout nouveau patron du Quai d’Orsay, est présent.  Claude Guéant, ministre alors de l’Intérieur, débute son exposé, lorsque Nicolas Sarkozy l’interrompt. «Claude, je crois que le ministre des Affaires Etrangères, Alain Juppé, va prendre la parole, nous allons intervenir en Libye». Interloqué, Guéant comprend qu’une page est tournée.  Pourtant pas plus lui que Bernard Squarcini, patron des services secrets, n’étaient favorables à l’intervention. «Nous craignions, explique ce dernier, un conflit long et difficile aux effets dévastateurs pour la région». Pourquoi un tel retournement? Les errements diplomatiques de Nicolas Sarkozy, sans constituer naturellement la moindre preuve,  jettent d’avantage le trouble sur les liaisons dangereuses entre Paris et Tripoli.

Nicolas Beau  mer, 09/01/2013 paru dans Bakchich

Les comptes de campagne de Sarkozy ont été rejetés, selon «l’Express»

Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle, le 4 mai 2012 aux Sables d'Olonne.

Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle, le 4 mai 2012 aux Sables d’Olonne. (Photo Alain Jocard. AFP)

Pour l’hebdomadaire, cette décision de la Commission des comptes de campagne pourrait annuler le remboursement des frais de l’UMP par l’Etat si elle était confirmée.

Libération

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a rejeté les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2012, affirme vendredi le site internet de l’hebdomadaire L’Express. Interrogé par l’AFP, l’ancien trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy, le député Philippe Briand, a indiqué ne pas avoir reçu de notification en ce sens de la commission. «Ils nous avaient demandé des précisions que nous leur avions données», a-t-il simplement déclaré.

Si ses comptes sont invalidés, Nicolas Sarkozy a la possibilité d’exercer un recours auprès du Conseil constitutionnel, dont il est par ailleurs membre de droit. Selon Philippe Briand, si le Conseil constitutionnel confirmait ce rejet, cela entraînerait «automatiquement le rejet du remboursement» de l’Etat s’élevant à près de 11 millions d’euros. Sollicitée par l’AFP, la CNCCFP n’a pas donné suite dans l’immédiat.

Selon L’Express, cette commission a réintégré dans les comptes de campagne «des dépenses antérieures au 15 février 2012, jour où le président sortant avait officiellement déclaré sa candidature, au journal télévisé de 20 heures de TF1». Ces frais supplémentaires, poursuit le site internet de l’hebdomadaire, entraînent un dépassement du plafond de dépenses autorisé, qui avait été fixé à 22 509 000 euros pour un candidat parvenant au second tour. L’équipe de Nicolas Sarkozy avait déclaré 21 339 664 euros de dépenses, selon ses comptes publiés au Journal officiel le 31 juillet 2012.

(AFP)

Sarkozy : les 15 chiffres de l’échec


1. La dette publique : +612 milliards d’euros d’augmentation en 5 ans (1).

2. Les cadeaux fiscaux pour les plus riches et perdus pour l’État : 75 milliards  offerts en 5 ans.

3. La multiplication des taxes pour tout le monde : +24 taxes supplémentaires depuis 2007 (2).

4. L’explosion du chômage : +1 million de chômeurs de plus en 5 ans.

5. Les violences contre les personnes : +21,2% d’augmentation (3).

6. La pauvreté : +337 000 personnes sont devenus pauvres (4)

7. L’abandon de l’éducation : 80 000 postes supprimés en 5 ans (5).

8. La dégringolade pour la liberté de la presse : 31ème en 2007, la France se classe 44ème (6).

9. La santé : 4 millions de personnes n’ont pas de complémentaire santé ou renoncent aux soins (7).

10. Les retraites : +60 000 retraités sont devenus pauvres depuis 2007 (8).

11. Le déficit de la sécurité sociale : +8,7 milliards d’augmentation en 5 ans (9).

12. Le déficit commercial : +36 milliards d’augmentation en 5 ans (10).

13. La croissance : 0 point de croissance supplémentaire sur l’ensemble du quinquennat (11).

14. L’emploi industriel : -750 000 emplois dans l’industrie en 10 ans de droite, -350 000 depuis 2007 (12).

15. La précarité au travail : +70 000 actifs (en particulier les jeunes) sont devenus pauvres depuis 2007 (13).

1 De 1175.9 (1er trimestre 2007, Insee) à 1788 milliards d’euros à la mi-2012 (prévisions Bercy/Banque de France et rapport du projet de loi de finances pour 2012).

2 Liste établie par le journal Le Monde sur la base des travaux de la commission des  finances de l’Assemblée nationale présidée par Jérôme

Cahuzac. Par ailleurs, les prélèvements obligatoires sont passés de 43.3% du PIB -818.9 milliards- en 2007 à 44.5% -920.9 milliards- en 2012 (Insee/conseil des prélèvements obligatoires et rapport du projet de loi de finances pour 2012).

3 Hausse entre 2002 (Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur) et 2010 (rapport  thématique de la Courdes comptes, 2011).

4 En utilisant le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian, chiffres Insee/Observatoire des inégalités. En 2008, 7.836 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté. En 2009, 8.173 vivaient sous le seuil de pauvreté.

5 66000 suppressions de postes entre 2007 et 2011 auxquelles il faut ajouter les 14000  suppressions programmées à la rentrée 2012.

6 Classement mondial effectué par RSF.

7 Rapport 2011 de Médecins du Monde.

8 Chiffres de l’Insee (2010).

9 De 9,5 milliards d’euros de déficit en 2007, nous sommes passés à 18.2 milliards à la fin  2011 (rapport du projet de loi de financement de la sécurité sociale).

10 De 39.1 milliards d’euros de déficit en 2007, nous sommes passés à 75 milliards à la fin 2011 (prévisions Bercy).

11 Le taux de croissance cumulé sur la période 2007-2011 est de 2.6% (avec un taux de  1.7% pour 2011). Fin 2006, le taux de croissance était à 2.5% (Chiffres Insee).

12 En 2002,la Francecomptait 4.045.000 emplois industriels. Elle en compte 3.292.000 au troisième trimestre 2011, soit une baisse de 750.000 (chiffres de l’Insee 2011).

13 Chiffres de l’Insee (2010).

Un trésorier au dessus de tous soupçons…

Ainsi l’UMP a un nouveau trésorier. Après Woertha et ses affaires,nous aurions pu imaginer que Sarkozy et Bertrand serait attentif a mettre en poste une personnalité au-dessus de tout soupçon. Raté…

Ancien cadre de L’Oréal, une belle-mère dans le même immeuble que Patrice de Maistre chef politique du petit groupe des députés ultrasarkozystes, (source Le figaro), Dominique Dord, Député-Maire d’Aix-les-Bains, peut également se vanter d’avoir son propre micro-parti (Action Savoie Première), à l’instar de son illustre prédécesseur. Probablement une grosse envie de continuité dans les conflits d’intérêt…

Sur le plan politique ’il fut autrefois un proche collaborateur de Charles Million, resté dans la postérité pour avoir été élu à la Présidence de la Région Rhône-Alpes avec les voix du Front National. Il fût, avec Christine Boutin, l’un des enragés de la croisade anti-pacs d’alors, ce qui en dit long sur son ouverture d’esprit, sa tolérance et son humanisme.
Celui-ci peut d’ailleurs s’enorgueillir de laisser à la postérité une phrase sur le sujet qui vaut son pesant de cacahuètes et mérite de figurer au fronton du mur du con dans la catégorie « hors concours » :
« Le pacs est une patate chaude que l’on se refile de la mairie à la préfecture, puis au tribunal d’instance, et demain matin – pourquoi pas ? – à la direction des services vétérinaires ». (source « : Le Monde, Eric Nunès)     (suite…)

Nationalité : le « précédent de la gauche » qui n’existait pas

Après le tollé créé par le discours du Président Sarkozy, tout à son délire sécuritaire pré-électoral, il a fallu que le délinquant Hortefeux s’en mêle. Et, comme s’il fallait compléter cette brochette d’UMPistes en mal de voix du FN, Nadine Morano a répondu présente avec le tact et la retenue qui ont fait sa réputation et qui lui ont valu son surnom de « marchande de poisson »… J’espère que le syndicat des poissonnières réagira…

(suite…)

Pour Sarkozy, tous les chemins mènent aux Roms

Les événements de Saint-Aignan servent de prétexte au gouvernement pour sortir de son chapeau une série d’annonces qui ramèneront vers Sarko l’électorat de droite. Et peu importe que toute la communauté des gens du voyage soit sanctionnée à cause d’une poignée de délinquants. Tout est bon à prendre pour gagner des voix.

Les événements de Saint-Aignan n’ont rien de commun ni d’acceptable. Mais un barrage de police forcé et des événements sur lesquels la justice doit faire le jour ne peuvent pas servir de prétexte à une campagne propagandiste de la part du pouvoir. En la matière, la République se définit ainsi : c’est l’ordre républicain qui allie droit à la sécurité publique et droit de chaque citoyen à la sûreté. (suite…)

WoerthGate : après la droite snif-snif, voici la droite sans gêne.

WoerthGate : après la droite snif-snif, voici la droite sans   gêne.Il y a deux ans, on la surnommait la droite snif-snif. La multiplication des annonces antisociales du gouvernement Sarkozy avait révélé l’ampleur de la rupture. La crise est arrivée, et Sarkozy fut contraint de renoncer à certaines d’entre elles, et de jouer les gauchistes sur toutes les tribunes internationales qui s’offraient à lui. Depuis l’automne dernier, une autre séquence s’est ouverte, plus grave, plus décisive pour le président français : des accusations de népotisme aux privilèges cachés des ministres, des interventions présidentielles dans les médias au cumul des mandats de ses collaborateurs, le camp présidentiel est devenu la caricature d’une «droite sans gêne», qui ne voit pas, ne comprend pas quel mal il y a à continuer d’agir comme elle le fait.>

De l’affaire Bettencourt au WoerthGate
La défense d’Eric Woerth repose sur 3 axes : primo, dénoncer un complot. Durant tout le week-end, des responsables du camp présidentiel se sont ainsi succédés pour dénoncer la tentative de déstabilisation dont ferait l’objet le ministre Eric Woerth, alors qu’il dévoilait les contours de la réforme des retraites. Tous ont répété la même défense. L’avocat de Mme Bettencourt, Me Kiejman, a même accusé son confrère Me Mezner d’être le « le cerveau d’un complot organisé de longue date ». «Est-ce que j’ai une tête à couvrir la fraude fiscale ? » s’est encore exclamé Eric Woerth dimanche. (suite…)

SDF contre grippe A : choisis ton camp, camarade !

Le pataquès au sujet de la grippe A semble à nouveau s’essouffler, couvert par les trompettes mercantiles des fêtes de Noël.

Une expression entendue à la radio l’autre jour est passée inaperçue. “Un premier pic a été atteint”. Ben oui, faut pas le clamer trop fort, mais l’épidémie est désormais sur la pente descendante, même si paraît-il ça pourrait reprendre.

On peut tout de même hasarder un premier bilan : selon le site officiel, on comptait au 21 décembre 168 morts, et 4 347 125 personnes vaccinées, bien motivées par la propagande de la pire espèce complaisamment répandue et qui insinuait que le virus était en train de muter et avait une tendance sympathique à bouffer les poumons… SuperNonotte, convaincue dans un premier temps de s’abstenir par un pédiatre et un généraliste, a failli céder à la panique et emmener les gamins à la piquouze.

Il y a 15 jours, donc en pleine hystérie, j’ai amené mon gamin chez le généraliste pour un autre bobo, et je m’attendais à trouver une salle d’attente bondée et tout le monde affublé de masques… Rien de tout ça, les deux pelés et les trois tondus habituels… Le médecin m’a dit que depuis le début, il n’avait vu que 8 cas de grippe, bénins, sans savoir si c’était la “A” ou l’autre, celle dont tout le monde se cogne. Il faut dire que le test qui permet de les différencier coûte 250 euros, et que donc personne ne l’utilise…  8 cas pour un généraliste dans un village de 2000 habitants qui en compte deux, pas de quoi en faire un fromage. D’ailleurs, 168 morts, cela peut paraître beaucoup. Surtout quand on
va filmer les familles éplorées pour avoir de belles images au 20 heures, alors qu’on se contente de donner les chiffres bruts des millions de morts du paludisme, du Sida ou de la famine, selon un ignoble procédé de propagande dont les médias sont friands…

La grippe “ordinaire”, dont personne ne parle jamais, fait entre 3000 et 7000 morts tous les ans. Et tout le monde s’en fout. Il va bien falloir reconnaître que, comme la vache folle, le bug de l’an 2000 et la grippe aviaire, nous avons été victimes d’un nouvel épisode de peur médiatique savamment orchestrée dont les buts principaux sont de faire
vendre des journaux, faire prospérer l’industrie pharmaceutique, détourner l’opinion des vrais problèmes et faire croire que le gouvernement s’occupe de vous (alors que son seul but est de favoriser les riches et les puissants, en installant méthodiquement et de manière irréversible le libéralisme).

Malgré cette peur artificiellement créée Rozelybe Bachelot n’a toujours pas réussi à écouler 5% de ses 94 millions de vaccins ! 1 sur 20 ! Que va-t-elle faire du reste 338 SDF sont morts depuis le début de l’année, et qu’ils étaient même 399 en 2008.

Aussi incroyable que cela puisse paraître au consommateur ordinaire de médias, il faut se rendre à cette évidence :

il y a donc 2 fois plus de morts dans la rue que de la grippe A.
Pourtant, dans le cas des SDF, nul besoin d’acheter des millions de vaccins : le remède est simple ! Il suffit de construire suffisamment de logements (ce qui accessoirement crée des emplois socialement utiles) et de donner à tout le monde les moyens d’y habiter.

Aux ricaneurs endoctrinés qui prétendraient que ce n’est pas possible, il suffit de voir comment en Espagne des millions de logements sont sortis de terre en quelques années, dans un pur but de spéculation financière… Ils sont pour la plupart toujours vides.

Il y aurait 100 000 SDF en France… Avec le cadeau de 4 milliards d’euros annuels faits aux restaurateurs, il y aurait de quoi donner 30 000 euros à chaque SDF ! Résoudre le problème du logement en France semble donc davantage une question de volonté que de moyens…

Toujours à propos de propagande, notons avec quel cynisme TF1 et les autres instillent dans l’esprit des gens que les SDF qui meurent dans la rue sont ceux qui le veulent bien, car il refusent les hébergements d’urgence… C’est ce qu’un de mes voisins a osé m’affirmer l’autre jour, lorsque nous devisions sur les -14 degrés ambiants. Il est évident que
le SDF est maso, que si on lui donnait un logement décent et les moyens de le louer, il refuserait encore…

Encore plus instructif, le camarade Dagrouik rappelle dans un récent billet qu’il y a tout juste 3 ans, lors de la campagne présidentielle, Sarkozy promettait, avec l’enflure verbale qui le caractérise, de régler le problème dans les 2 ans… Que de la gueule, comme d’habitude. Extrait, cruel mais réaliste : “Je veux si je suis élu président de la
République que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. Le droit à l’hébergement, c’est une obligation humaine. Si on n’est plus choqué quand quelqu’un n’a plus un toit lorsqu’il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société, où vous voulez que vos enfants vivent en paix, qui s’en trouvera remis en cause
”.

En attendant, tous les bourgeois qui marchent dans les rues piétonnes de Metz, les bras chargés d’onéreux cadeaux inutiles, manquent de buter tous les 50 mètres sur un SDF la main tendue…