Section de Gréasque
Section de Gréasque

Un pays debout face à la terreur

Logo Libération

 

Lundi 12 janvier 2015

 Près de 4 millions de personnes ont défilé en France dimanche 11 janvier, scandant «Je suis Charlie» et «On n’a pas peur». A Paris, la foule était si dense que la préfecture a un moment renoncé à compter. Il s’agirait de la plus forte mobilisation jamais enregistrée dans le pays. à Gréasque, un rassemblement avait eu lieu la veille, devant le monument aux morts, où, après un court discours du maire, une minute de silence avait été observée

Un élan magnifique 

EDITORIAL

L’espoir, avec le chagrin, marchait en tête du cortège. Dévastée, en pleurs, fatiguée du tumulte, mais chavirée par une solidarité grande comme la mer, l’équipe deCharlie a marché dans Paris, suivie par plus d’un million et demi de personnes, c’est-à-dire par la République. Elle a cheminé sous les applaudissements d’une population fervente massée sur les trottoirs et les balcons, où l’on voyait, presque à chaque fenêtre, un calicot «Je suis Charlie», une couverture de l’hebdo et même des unes de Libé. Avec elle, les familles des victimes juives du supermarché, les proches des policiers tués et une troupe de journalistes, pour une fois populaires, suivis par quarante chefs d’Etat. La plus grande manifestation depuis la Libération ! Quelque chose d’inouï s’est passé dimanche dans les rues de France. Contre la violence, contre l’obscurantisme, contre la division des communautés, le pays de Voltaire et de Cabu s’est soulevé dans un immense élan civique. La République a été frappée au cœur. Deux jours plus tard, la République est debout.

Les fâcheux disent que les valeurs se perdent, qu’il n’y a plus de transmission, que la société de médias et de marché a décérébré les citoyens, anémié le sens civique, abaissé la démocratie. Mais où ces marcheurs du 11 janvier ont-ils puisé leur motivation, sinon dans les souvenirs de l’école républicaine, dans les leçons de l’actualité, dans les enseignements de l’Histoire ? Qui donc leur a appris tout cela, sinon ces profs qu’on dit découragés, ces éducateurs qu’on dit si peu nombreux, ces élus si décriés, ces journalistes dont on fustige toujours la «bien-pensance» sans comprendre qu’on dénigre dans le même temps les valeurs communes de tolérance et de liberté. On croit les citoyens anesthésiés. Ils viennent de se dresser dans un élan magnifique, comme jamais depuis plus de cinquante ans.

C’est que la compassion pour les victimes n’était pas seule en jeu. En frappant l’équipe de Charlie, en tuant quatre Français juifs, en abattant des policiers, les assassins ont porté atteinte aux fondations de la République, l’expression libre, la protection des minorités et l’acceptation des différences, l’ordre pacifique maintenu par une police républicaine. Chacun a ressenti, au plus profond de lui-même, que tout ce qui le protège, tout ce qui lui assure une vie adulte et responsable, tout ce à quoi il croit a été attaqué par les fanatiques. Marcher pour dire non. Marcher pour être libre.

Le pur diamant de cette journée fraternelle va-t-il s’évanouir comme dans un rêve ? Ceux qui ne croient plus à rien le diront. C’est le contraire qui est vrai. Les fractures ne sont pas seulement dans la réalité, dans la société. Elles sont dans les esprits. La bataille se joue dans les têtes. Eh bien cette mobilisation restera dans les mémoires comme une borne, un amer, un sémaphore démocratique ! Comment la faire fructifier ? C’est tout simple : combattre, tous les jours, ici et maintenant, demain et plus tard, avec force, avec patience, la peste identitaire. Chacun a droit à sa patrie, à sa religion, à sa tradition, à ses racines. Personne n’a le droit de les imposer aux autres. Le principe qui nous réunit le plus, les Français l’ont dit avec force, c’est l’acceptation des différences. Les cinglés du dogme, les exaltés du nationalisme, les adversaires de la Raison sont les fauteurs de trouble. Ils croient défendre leur identité, ils défigurent la République. De leur défaite renaîtra l’espoir.

Par Laurent Joffrin

 

Contribution thématique contre l’exploitation des hydrocarbures de schiste

Les sections du Parti socialiste dans les territoires concernés par des permis d’exploitation de gaz ou d’huile de schiste ont largement participé aux mobilisations citoyennes qui ont freiné les projets des compagnies pétrolières et gazières. Les collectivités publiques dirigées par des élus socialistes ont en grande majorité fait adopter des motions de principe s’opposant à l’exploitation des gaz et huiles de schiste sur leur territoire. Le changement de majorité politique du printemps 2012 a créé un espoir dans la population touchée par ce danger imminent. Nous ne devons pas la décevoir.

L’octroi de ces permis par le Gouvernement Fillon a en effet été marqué par :

– Une minimisation constante des risques environnementaux que cette exploitation engendre, en particulier en termes de qualité de l’air, de qualité de l’eau, de préservation des sols et de la biodiversité ;

– Une décorrélation choquante entre les hydrocarbures de schiste et l’enjeu global du réchauffement climatique, alors même que le bilan carbone de ces énergies s’avère encore plus lourd que celui des hydrocarbures conventionnels ;

– Une surestimation des apports énergétiques de ces hydrocarbures, alors que les dernières études laissent entendre que les évaporations et pertes en cours de forage seraient considérables ;

– Une opacité totale du processus de décision, la liste des permis octroyés et des demandes en cours ayant été tenue secrète jusqu’à l’arrivée de la gauche au pouvoir et les collectivités territoriales et les populations ayant été tenues constamment à l’écart du processus de décision ;

– Un affichage politique en contradiction avec les pratiques réelles, dans la mesure où la loi de juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique ne revient pas sur les permis déjà accordés et ne remet pas en cause le principe de l’exploitation de ces ressources.
Le Parti socialiste doit porter une véritable alternative politique sur cette question comme sur tant d’autres. Nous réaffirmons notre opposition totale à l’exploration et à l’exploitation des hydrocarbures de schiste et demandons l’abrogation des permis octroyés sur l’ensemble du territoire. La liste des demandes en cours d’instruction laisse craindre la transformation progressive de notre pays en champ de pétrole, avec des conséquences irréversibles sur l’environnement, la santé, le cadre de vie et l’attractivité touristique de la France. Ce refus doit être porté au niveau européen, de nombreux pays de l’Union européenne étant concernés par la présence d’hydrocarbures de schiste dans leur sous-sol.

Plus largement, le Parti socialiste doit estimer nécessaire de :

– Miser davantage sur le développement des énergies renouvelables, avec la construction de filières industrielles créatrices d’emplois et exportatrices de produits à haute valeur ajoutée ;

– Engager enfin une politique ambitieuse de sobriété et d’efficacité énergétiques, qui dégage notre pays des contingences financières et géopolitiques liées à l’énergie ;

– Intégrer le paramètre énergétique dans l’ensemble de nos politiques publiques, afin de développer une stratégie d’ensemble en matière de logements, de transports, d’aménagement du territoire, de relocalisation de l’activité productive qui conduise à réduire notre dépendance énergétique ;

– Démocratiser la politique énergétique de la France, en encourageant la tenue de débats publics et l’information des citoyens sur l’ensemble de ces dossiers, se termine ainsi avec soixante années de gestion technocratique des enjeux énergétiques.

Bonne année

Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année à toutes et tous.
Nous vous présentons nos meilleurs voeux de santé de bonheur et de réussite dans vos projets dont l’un devra être : virer Sarkozy et sa clique…

Les résultats du vote dans la section

Bonjour et bienvenue sur http://parti-socialiste.fr/

Avec une très bonne participation, 93,34%,  le vote de jeudi a donné le résultat suivant dans notre section suit:

Laurent Fabius 4 voix  représentant 14,29%, Ségolène Royal obtenait 14 voix soit 50% des voix exprimées, et Dominique Strauss-Kahn avec 10 voix obtenait 35,71% des voix.

Le bureau de vote est resté ouvert de 16h à 22 heures.

L’ambiance dans ce bureau était excellente, casse-croûte et beaujolais nouveau offert par une camarade.

Après cette campagne interne, le vrai travail de militant va commencer, pour une campagne présidentielle avec la candidate choisie par une large majorité de nos camarades.

Je vous attend le 3 décembre pour la prochaine réunion de la section.

Je reste à votre disposition au 06 74 05 80 73.

Le secrétaire de la section de Gréasque

Jean-Bernard Billard