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Mélenchon réclame le soutien de l’aile gauche du PS

 

"Nous avons besoin que vous veniez nous aider dans notre bataille pour booster la gauche. C'est nous, la locomotive, bon sang !" a déclaré l'ancien candidat à la présidentielle.
« Nous avons besoin que vous veniez nous aider dans notre bataille pour booster la gauche. C’est nous, la locomotive, bon sang ! » a déclaré l’ancien candidat à la présidentielle. | AFP/DENIS CHARLET

Jean-Luc Mélenchon a réclamé, lundi 20 août, le soutien de l’aile gauche du Parti socialiste pour faire avancer les idées négligées, selon lui, pendant les cent premiers jours de la présidence de François Hollande. L’ancien candidat du Front de gauche, qui fait sa rentrée politique après un silence de trois mois, en a appelé notamment à Benoît Hamon, ministre délégué chargé de l’économie sociale et solidaire.

« Il faut avancer des idées, des propositions très fortes », a dit Jean-Luc Mélenchon sur France Inter, en citant également Julien Dray, Henri Emmanuelli et Marie-Noëlle Lienemann, autres figures de la gauche du PS. « Nous avons un terrain commun, la gauche du Parti socialiste et nous, le Front de gauche. Nous avons des mots d’ordre, une vision du monde en commun », a-t-il ajouté.

« Mes amis, vous devez peser de tout votre poids pour obtenir les lois dont nous avons besoin. Assez de paroles, des actes. Nous avons besoin que vous veniez nous aider dans notre bataille pour booster la gauche. C’est nous, la locomotive, bon sang ! Venez mettre un peu de charbon pour qu’elle avance ! »

« ATERMOIEMENT CONTINU »

Jean-Luc Mélenchon a dénoncé dans un entretien au Journal du dimanche le « creux » des cent premiers jours de François Hollande et « l’atermoiement continu », selon lui, de la majorité socialiste face à la finance. M. Mélenchon estime dans cette interview que le chef de l’Etat a dilué « le contenu insurrectionnel du vote de la présidentielle dans les sables des plages du Var » où il a passé ses vacances.

Deux ministres, Arnaud Montebourg et Marisol Tourainelui ont répondu que le changement ne se faisait pas en cent jours et qu’il restait « mille huit cents jours d’une présidence de gauche, mille huit cents jours d’une gouvernement de gauche ».

Interrogé par la radio sur les violences d’Amiens, où plusieurs équipements publics ont été détruits par le feu, l’eurodéputé s’est insurgé : « Non, ce n’est pas la jeunesse qui est en cause ! C’est quelques personnes. Et je vais dire à ceux qui foutent le feu à un gymnase ou une bibliothèque : ce sont des crétins. »

« Nous les rejetons, ils n’ont rien à voir avec la contestation de la société capitaliste. C’est le contraire ! Ils en sont les larbins, les fourriers, les bouffons », ils « nous jettent la honte à tous », a martelé M. Mélenchon. Le coprésident du Parti de gauche a relevé que « la situation dans les quartiers est intenable ». « C’est insupportable d’avoir concentré dans le même endroit autant de difficultés ».

 

Le Monde.fr