Section de Gréasque
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Jean-Marc Ayrault défend le traité européen et met en garde la gauche

Dans une interview au site d’information  Médiapart publiée dimanche 23 septembre, Jean-Marc Ayrault met en garde ceux qui dans sa majorité ne veulent pas ratifier le traité budgétaire européen, en faisant valoir que « la conséquence logique de leur démarche, c’est la sortie de l’euro » (voir un extrait vidéo de l’entretien ci-dessous).

 

Cet entretien a été réalisé vendredi, soit la veille du conseil fédéral d’Europe Ecologie-Les Verts, qui a recommandé à ses parlementaires de voter contre le traité (provoquant la foudre de Daniel Cohn-Bendit qui a annoncé son retrait du parti). Le projet de loi sur le traité de stabilité budgétaire européen doit être soumis au Parlement début octobre.

« Je le dis à ceux qui nous reprochent de ne pas avoir obtenu assez, notamment à une partie de la gauche. Qu’ils disent tout haut ce qu’ils pensent tout bas ! Pour l’instant, ils n’osent le dire car ils savent que l’opinion ne les suivrait pas. La conséquence logique de leur démarche c’est la sortie de l’euro! », déclare Jean-Marc Ayrault, alors que le Front de gauche est également un adversaire déclaré du traité européen.

« Nous, nous allons jusqu’au bout de la défense de l’euro. Non par dogmatisme, mais par sens des réalités », ajoute-t-il en affirmant que le président François Hollande et lui-même « ne prendr(aient) jamais la responsabilité de laisser disparaître l’euro ».

Soulignant que le traité n’était « pas l’alpha et l’omega » mais « une première étape d’une réorientation de l’Europe », le premier ministre fait valoir que son rejet se traduirait « par une crise politique en Europe. (…) Ce serait d’une gravité exceptionnelle. La politique, ce n’est pas de décrire le monde idéal, c’est aussi se confronter au réel ».

« PLUS DE TEMPS » À LA GRÈCE « POUR S’EN SORTIR »

Dans ce contexte, Jean-Marc Ayrault se dit également « favorable » à ce que l’on donne « plus de temps » à la Grèce « pour s’en sortir », mais « à une condition: qu'(elle) soit sincère dans l’engagement des réformes, notamment fiscale. (…) La solution ne peut être la sortie de la Grèce de l’euro » poursuit-il, alors que la Grèce demande un délai supplémentaire pour réduire son déficit public et mettre en oeuvre les réformes exigées par ses créanciers (UE et FMI) en échange de leur aide financière.

Interrogé sur la sincérité de la Grèce, Jean-Marc Ayrault répond : « j’en ai discuté avec Evangelos Venizelos [l’actuel leader du Pasok, le parti socialiste grec] au mois d’août et les Grecs butent pour l’instant sur leur réforme fiscale. Ils n’arrivent pas à faire payer les armateurs et ceux qui ont beaucoup d’argent en Grèce investissent dans l’immobilier, à l’étranger. Tout cela est immoral. La crise grecque est structurelle, mais aussi politique », conclut le chef du gouvernement.

 

Le Monde.fr

Les écologistes valident leurs candidats sauf dans les Bouches du Rhône

  • Cécile Duflot, secrétaire nationale d'EELV, et Philippe Meirieu ont été investis pour les législatives, respectivement à Paris et dans le Rhône.

Cécile Duflot, secrétaire nationale d’EELV, et Philippe Meirieu ont été investis pour les législatives, respectivement à Paris et dans le Rhône.AFP/MIGUEL MEDINA

Le conseil fédéral d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a validé dimanche 18 décembre son projet pour la présidentielle et voté les investitures de ses candidats pour les législatives, se mettant en ordre de marche pour 2012.

Le scénario sur les candidatures a été largement validé en début d’après-midi après un débat à huis clos, à près de 67 % (87 pour, 34 contre, 7 blanc, 1 n’ayant pas pris part au vote). Pour 2012, les écologistes bénéficient d’un accord très favorable conclu avec le PS leur réservant une soixantaine de circonscriptions, dont 15 à 30 gagnables.

CÉCILE DUFLOT INVESTIE À PARIS

Les trois députés sortants, Noël Mamère (Gironde), François de Rugy (Loire-Atlantique) et Anny Poursinoff (Yvelines), ont sans surprise été investis. De même que Cécile Duflot dans la 6e circonscription de Paris, et Philippe Meirieu, président du Conseil fédéral, à Lyon, où les socialistes locaux digèrent mal l’accord PS-EELV.

Dans la 10e circonscription de la capitale, l’élu parisien Denis Baupin a été préféré à la trésorière du parti, Eva Sas, qui a, elle, été investie dans l’Essonne. Membres d’EELV, l’ex-socialiste Lucile Schmid sera bien candidate dans les Hauts-de-Seine et l’ex-PCF Stéphane Gatignon en Seine-Saint-Denis où leur présence fait aussigrincer des dents leurs anciens collègues.

Autres personnalités d’EELV sur des circonscriptions réservées, Sergio Coronado, directeur de communication d’Eva Joly, se présentera pour les Français de l’étranger, Jean-Marc Brûlé, ex-secrétaire national adjoint aux élections, en Seine-et-Marne, ou encore Jean-Louis Roumégas, ancien porte-parole des Verts, dans l’Hérault.

 

Sur les circonscriptions non réservées par le PS, Marie Bové, fille de José Bové, dont la candidature avait été refusée par les militants locaux, ne sera pas investie à Bordeaux.

Reste à régler la question des Bouches-du-Rhône où les militants EELV contestent le choix d’investir des proches de Jean-Noël Guérini côté socialiste et refusent l’accord PS leur donnant trois circonscriptions difficiles. Une délégation parisienne PS-EELV doit se rendre sur place mi-janvier.

LE PROJET POUR 2012 FORMELLEMENT VALIDÉ

Un peu plus tôt, le projet pour 2012 avait également été formellement validé à la quasi-unanimité (93 pour, 1 contre et 3 blanc), au lendemain de l’Agora d’EELV (délégués du parti et des « coopérateurs »), a indiqué Sandrine Rousseau, chargée du programme au Bureau exécutif qui sera elle candidate aux législatives dans le Nord.

Il servira de « boussole » pour le « contrat écologique pour la République » de la candidate à la présidentielle Eva Joly présenté le 11 février prochain à Roubaix (Nord).

 

Le Monde.fr