Section de Gréasque
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Le Conseil Constitutionnel établit un contrat de génération avec l’UMP

Promesse phare de la campagne de François Hollande, le premier contrat de génération sera mis en place au Conseil Constitutionnel. La mesure, qui vise à faire encadrer un jeune incompétent par un senior à l’orée de la péremption, permettra à l’institution de la rue de Montpensier d’enseigner les rudiments de l’opposition à l’UMP.

Souvent débordant d’enthousiasme au moment d’entrer dans la vie active, le jeune est toutefois inexpérimenté, ce qui se manifeste par un comportement un peu foufou très sympathique mais guère productif.
C’est avec l’objectif de canaliser cette énergie et de favoriser un apprentissage empirique que M. Hollande avait proposé le contrat de génération, un dispositif permettant aux PME qui constituent des binômes jeunes-seniors d’obtenir des allègements de cotisations sociales.

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Les membres du Conseil Constitutionnel lors de leur jogging, ce matin.

La loi n’est pas encore votée – elle devrait l’être le mois prochain, sans difficultés si le gouvernement s’abstient de communiquer à son sujet – mais de nombreuses entreprises et institutions se sont d’ores et déjà déclarées partantes.
Pour Jean-Louis Debré, le président du Conseil Constitutionnel, mettre en œuvre le contrat de génération est une évidence : « Les jeunes d’aujourd’hui ne savent plus être dans l’opposition. Dieu sait que j’aime l’UMP, vous n’avez qu’à voir comme je le châtie, mais il faut voir les choses en face : ils passent leur temps à se toucher dans les media et sur les réseaux sociaux mais dès qu’il s’agit d’utiliser leurs dix doigts à l’Assemblée y a plus personne. La France ne peut pas se permettre une génération perdue, nous avons besoin de reprendre ces jeunes en main. »

Derrière ce constat se cache une vérité plus amère : si la Cour des Comptes semble pour le moment être hors course dans son rôle de contre-pouvoir, le Conseil Constitutionnel n’a cessé de perdre des parts de marché face au groupe communiste au Sénat. Or Jean-Louis Debré n’a que peu de sympathie pour le parti du goulag et des 100 millions de morts, qui, estime-t-il, tente d’entraver le sacro-saint principe de libre concurrence.
« A 70.9 ans de moyenne d’âge, on sait ce que c’est que la lutte pour la survie du monde libre contre les hordes bolchéviques, » rappelle-t-il. « Les plus jeunes de nos sympathisants semblent avoir perdu cette priorité de vue. Nous allons les équiper intellectuellement. »

Outre le contrat de génération, le Conseil Constitutionnel entend aussi mettre à profit le contrat d’avenir, qui permet de mettre le pied à l’étrier à un jeune sans aucune qualification et provenant d’un quartier défavorisé. « Ça sera un peu plus compliqué, mais nous faillirions à notre devoir de citoyens si nous ne donnions pas aussi une chance à Jean-François Copé » conclut M. Debré.

 

La rédaction, BRAVE PATRIE

Jean David Ciot soutient le projet biomasse de reconversion de la centrale de Gardanne

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Jean David Ciot député  d’Aix et 1er secrétaire fédéral des Bouches-du-Rhône apporte son soutien au projet biomasse de reconversion de la centrale de Gardanne

« j’ai souhaité apporter mon soutien au projet de reconversion à la biomasse de l’unité à charbon Provence 4 de la Centrale thermique de Gardanne. Cette centrale vit depuis de nombreuses années dans l’incertitude de son avenir, du fait de la crise des activités traditionnelles d’extraction et de production énergétique du charbon. Récemment, le groupe allemand E-ON, propriétaire de l’établissement, a annoncé la fermeture de plusieurs unités à charbon en France, dont Provence 4.

Néanmoins, avec la direction, les représentants syndicaux ont pu construire un projet alternatif basé sur la valorisation énergétique du bois, dans le cadre d’une démarche qui permettrait de sauvegarder l’emploi et de favoriser la réorientation des activités de production de la centrale vers les énergies d’avenir. Plusieurs points méritent certes d’être précisés, mais j’estime néanmoins que ce projet offrirait de très intéressantes perspectives d’avenir pour le bassin minier, sa population, et la filière énergétique locale. C’est pourquoi j’ai écrit à Arnaud Montebourg et Delphine Batho pour les informer de mon appui à ce plan, et demander au gouvernement de s’engager en faveur de sa réalisation. »

courrier ci dessous:

Caselli et Unilever : la guerre est déclarée

Premier bras de fer de l’ère Hollande entre une multinationale qui veut fermer une usine en France et le nouveau pouvoir qui veut l’en empêcher. Eugène Caselli vient d’envoyer le premier scud. En attendant Montebourg qui vient d’annoncer sur BFM TV qu’il se rendrait demain vendredi à Marseille

Hugo Lara

Changement de ton. Eugène Caselli le président de la communauté urbaine Marseille Provence métropole (MPM) a convoqué la presse ce matin pour annoncer que MPM allait préempter les deux terrains et les bâtiments sur lesquels se trouvent aujourd’hui l’usine Fralib. Un vrai missile sol/air envoyé à la multinationale Unilever, propriétaire de Fralib et qui cherche depuis presque trois ans à fermer son usine provençale de fabrication de thé et de tisane, pour transférer sa production en Belgique et en Pologne où il fait beaucoup plus frais pour travailler.

 

 

Depuis 600 jours, les représentants CGT, suivis par de nombreux salariés mènent une guérilla judiciaire et médiatique pour tout faire pour empêcher que leur usine ferme. On s’en souvient, lors de la campagne présidentielle, rendre visite aux « Fralib » à Gémenos était devenu un must pour les candidats de gauche. L’actuel Président de la République et une partie de son gouvernement se sont rendus régulièrement sur place. Si le pouvoir précédent n’avait pas vraiment mis de bâtons dans les roues aux projets de fermeture de la multinationale – « cette usine est morte », indiquait sur Canal Plus il y a quelques mois Renaud Muselier – les dirigeants français se doutaient qu’ils n’allaient pas boire le thé de la même façon avec les nouveaux tauliers. Et notamment avec Montebourg, le « redresseur productif« , dont le dossier Fralib est sur le dessus de la pile de son beau bureau.

Quelques jours avant le premier tour de la présidentielle, Unilever avait donc sorti sa dernière cartouche en annonçant que la société aubagnaise de chips Sibell, souhaitait racheter le terrain et les bâtiments et promettait la création de 50 emplois sur ce site, en priorité réservés aux salariés licenciés de Fralib. Une forte opportune proposition qui permettait à Unilever d’en finir définitivement avec son usine française. Plus de terrain, plus de bâtiment, et donc plus possible pour les Fralib de mettre en place leur projet de reprise qui vise à récupérer auprès de leur ancien employeur la marque Eléphant et les machines qui vont avec, afin de conserver l’outil de production, de trouver des partenaires financiers et industriels et de relancer l’activité. Ce dont Unilever ne veut évidemment pas entendre parler : « nous ne céderons jamais notre marque Eléphant », a répété la direction à plusieurs reprises.

En coopération avec le Premier Ministre

La ficelle était un peu grosse pour la CGT qui n’a jamais cru à la réalité de cette offre. « La société Sibell est déjà mal en point, on ne les voit pas investir dans un nouveau site de production et embaucher 50 personnes », expliquaient les représentants. Pour compliquer l’affaire, les terrains et les bâtiments ne sont pas propriétés de Fralib, qui est juste locataire, mais de deux mystérieuses SCI dont certaines mauvaises langues soupçonnent d’être des faux-nez de la multinationale. Simplement locataire, Unilever ne peut évidemment pas s’opposer à une si belle offre faite à son bailleur. Les représentants du personnel en lutte, voyant évidemment le coup venir et compris la manoeuvre ont décidé, là aussi en pleine élection présidentielle, d’occuper leur usine.  La réponse d’Unilever ne s’est pas faite attendre qui a immédiatement porté l’affaire devant les tribunaux pour « occupation illégale de ses terrains ». Et le tribunal de Marseille a ordonné aux Fralib d’évacuer l’usine, en leur laissant jusqu’au 1er juin pour faire leurs bagages.

Et c’est là qu’Eugène Caselli a sorti sa silver bulett ce matin en demandant à préempter le terrain, ce qui bloque désormais la vente. Bien joué Eugène. Une opération qui s’est faite en parfaite coopération avec « le cabinet du Premier Ministre, et les différents ministères concernés » nous a indiqué le Président de MPM :

J’ai eu il y a 10 minutes Arnaud Montebourg à qui j’ai fait part de notre décision : à lui de jouer maintenant

Car si cette décision permet de gagner du temps, elle est surtout un signal fort envoyé à Unilever afin de les obliger à s’asseoir à la table des négociations. Vu le contexte, on imagine mal les dirigeants d’Unilever, qui ont appris la décision de Caselli par la presse, continuer leur blitzkrieg juridique, et encore moins le nouveau Ministre de l’Intérieur autoriser le préfet à faire donner les CRS pour évacuer l’usine. Pour l’instant,  la multinationale, qui nous a répondu par la voix de leur porte-parole est restée droite dans ses bottes :

Nous ne sommes pas propriétaire de ce terrain, donc nous n’avons pas de commentaires à faire. En revanche, nous redisons que nous souhaitons continuer à nous concentrer sur notre solution (vente à Sibell, ndlr) qui permet de créer 53 emplois, en plus des 103 reclassements dans le groupe que nous proposons, et qu’elle est la meilleure pour l’avenir des salariés

​C’est en tout cas un signe très fort envoyé par le nouveau pouvoir socialiste qui montre les dents et à décidé d’entrer dans un bras de fer avec les dirigeants d’une des plus grandes multinationales mondiales, qui a choisi clairement le camp de la CGT. « Nous sommes très satisfaits de cette initiative, qui constitue un véritable tournant dans notre lutte », nous a déclaré Gérard Cazorla un des leaders des Fralib. On attend maintenant la venue d’Arnaud Montebourg, l’ami des patrons, qui doit débarquer demain à Marseille. La guerre est déclarée.

Par pierre boucaud, le 24 mai 2012 marsactu.fr

L’allocation équivalent retraite supprimée : des chômeurs sans ressources

L'allocation équivalent retraite supprimée : des chômeurs sans ressources

Au 1er janvier dernier, le gouvernement a supprimé l’allocation équivalent retraite (AER) destinée aux chômeurs proches de la retraite. Alors que la réforme entrant en vigueur le 1er juillet a repoussé l’âge légal de départ à 62 ans, plus de 30 000 demandeurs d’emploi âgés seraient privés de ressources.À la fin du mois de juillet, les revenus de René Némoz, Villeurbannais de 58 ans, vont connaître un gros trou d’air. À cette date, cet ancien menuisier du bâtiment, qui a plus de 41 années de travail derrière lui, aura épuisé ses trois années de droit au chômage et il ne pourra plus toucher ses 1300 € d’indemnisation mensuelle. Jusqu’ici, il pensait avoir droit à l’allocation équivalent retraite (AER), une aide financée par l’État de 33 € par jour, soit un peu moins de 1000 € par mois.                 (suite…)

Du chômage à l’engrenage du travail saisonnier

 

Il est jeune, sans attache, bronzé toute l’année et fêtard. L’été, il sert des cocktails sur la plage, l’hiver il donne des cours de ski. Le saisonnier. Sauf qu’en réalité, il ressemble de moins en moins à cela. Aujourd’hui, le saisonnier type est mère de famille, la cinquantaine approchant, ne croit plus au CDI et se demande comment tenir encore 12 ans avant la retraite.              (suite…)

Emploi : quand le gouvernement nous prend pour des ânes

En 2009, la France a détruit un nombre incroyable d’emplois salariés en 2009. La nouvelle a été largement commentée et analysée. Mais le rapport des services d’Eric Woerth, publié le 5 août dernier, livrait d’autres informations, des constats plus troublants pour le discours dominant: traitement social du chômage en trompe l’oeil, pré-retraités poussés chez Pôle Emploi, sous-emploi faramineux, la liste est longue, et noire.

1. Jeudi dernier, la direction des études économiques du ministère du travail publiait un bilan de l’emploi en 2009: 255 000 emplois ont été détruits en 2009, après 145 000 l’année précédente. On s’abritera derrière la crise pour l’explication majeure de cette dégradation sans précédent. Mais la DARES fournit surtout une photographie très complète du nombre de Français en recherche d’emploi : à fin 2009, on comptait 4,379 millions d’inscrits à Pôle Emploi, dont 1,3 millions de longue durée, et 529 000 dispensés de recherche d’emploi (stage, formation, maladie). (suite…)

Situation des professionnels de l’accueil de la petite enfance

Henri Jibrayel a interpelé à Madame Nadine Morano Secrétaire d’Etat chargé de la famille sur les inquiétudes des professionnels de la petite enfance.

Nous faisons tous le même constat, il manque 400.000 places d’accueil pour la petite enfance. En revanche, le projet du Gouvernement de réformer à moindre frais, relègue au second plan la qualité de l’accueil de la petite enfance.
Contrairement à ce que le Gouvernement affirme l’accueil en surnombre est malheureusement devenu monnaie courante et le personnel d’accueil de la petite enfance se retrouve très souvent à devoir encadrer plus de 5 bébés et plus de 8 enfants avec le même effectif que pour un accueil normal.
(suite…)

L’abus de stages se multiplie avec la crise

«Nous recrutons un stagiaire pour travailler sur le recrutement des stagiaires.» C’est “l’offre du mois” du site de Danone, rubrique «Carrières»…

Dans les missions du stagiaire recruté : «sélection des candidats», «conduite des entretiens de recrutement», «suivi des candidats», «participation à l’évaluation des stagiaires». Une annonce qui en dit long sur les abus des entreprises.

Des entreprises qui, selon le collectif Génération Précaire, profitent de la crise pour opérer un recrutement massif de stagiaires : leur nombre serait passé en France de 800.000 en 2006 à 1,2 million aujourd’hui. Soit une augmentation de 50% en 4 ans. «50% de stagiaires de plus à effectuer des stages au lieu de hanter Pôle Emploi ou de travailler pour payer d’éventuelles retraites à venir.»   (suite…)

Une hausse du chômage pas si légère que ça

Une hausse du chômage pas si légère que çaLe baromètre Marianne du chômage décrit une réalité un peu différente de celle affichée par le gouvernement.
A 4,7 millions de personnes maintenues hors de l’emploi, la progression est 7 fois plus importante que les 0,1% officielle, soit 33 600 demandeurs d’emploi supplémentaires.

« Le chômage sera en très légère hausse, mais en stabilisation (…) en décembre on a eu une toute petite hausse, en janvier on eu une hausse un peu plus soutenue», se félicitait hier matin, mercredi 24 mars, Christine Lagarde au micro de RMC. Le ministre de l’économie avait comme à l’ordinaire les yeux rivés sur le chômage officiel qui progresse de 0,1 %. Notre baromètre la contredit. Il s’inscrit en hausse de 0,7 %, soit 33 600 personnes supplémentaires. L’écart s’expliquent par une hausse sensible du chômage caché, + 1,5%.

Une hausse du chômage pas si légère que ça<«Le chômage va augmenter tout au long de l’année 2010. En 2011 il devrait se stabiliser, mais à un niveau très élevé. Si vous êtes chômeur, la crise est devant vous », déclarait Eric Heyer économiste à l’Office français des conjonctures économiques, à notre confrère Mediapart.
Notre baromètre ne dit pas autre chose.

Emmanuel Levy pour Marianne2.fr

Allocation Solidarité CRISE

Un million de chômeurs en fin de droits :

le PS propose

En 2010, ce sont près d’un million de chômeurs qui vont arriver en fin de droits.
Parmi eux, 600 000 personnes vont se retrouver du jour au lendemain sans aucune allocation ou aide. Sans la  solidarité de leurs familles, c’est l’exclusion qui les attend. C’est inacceptable.
Le Gouvernement ne prend pas la mes ure de la gravité et de l’urgence de la situation !!

Le Parti Socialiste propose la mise en place immédiate d’une allocation exceptionnelle : l’Allocation Solidarité Crise (ASC).
Qu’est-ce que c’est ?
Concrètement, cette aide permettra d’allonger de six mois les indemnités chômage de ceux qui arrivent en fin de droit, pour ne pas ajouter l’exclusion à la crise. (suite…)