Section de Gréasque
Section de Gréasque

Dsk, la bulle qui a éclaté, ou le naufrage d’un invraisemblable story-telling

«Ils» ont cru que ça pourrait passer, mais ça n’est pas passé. La chute de DSK n’est pas uniquement celle d’un homme, c’est aussi le naufrage d’un invraisemblable story-telling.

Une fenêtre de tir s’ouvre aujourd’hui dans le débat public pour avancer une thèse qui aurait été complètement inaudible, il y a quelques jours encore: la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidence de la République n’était pas une bonne idée, ni pour la gauche, ni pour le pays, et cela sans présager de l’éventuelle culpabilité de DSK dans l’affaire de moeurs qui lui est reprochée aux États-Unis.               (suite…)

Sarkozy risque de regretter DSK

Contrairement à ce qui est fréquemment avancé, la très probable élimination de Dominique Strauss-Kahn de la compétition présidentielle ne renforce pas les chances de succès de Nicolas Sarkozy. Le statut de « favori des sondages » qu’avait décroché le directeur du FMI ne doit pas faire illusion. Il tenait, pour beaucoup, à des facteurs qui n’auraient pas résisté à sa descente dans l’arène électorale.

Un candidat potentiel éloigné des joutes politiciennes bénéficie toujours d’une prime de popularité, on l’avait vu avec Jacques Delors en son temps. Aussi classiquement, toute personnalité perçue comme plus ou moins centriste, comme ce fut le cas pour Raymond Barre ou Edouard Balladur, est surestimée dans les intentions de vote avant que la bataille électorale ne s’engage. Elle bénéficie, à ce stade, de la sympathie des modérés des deux camps comme de l’appui provisoire de ceux qui n’ont pas de préférence affirmée.          (suite…)

Sarkozy va sans doute regretter DSK

Contrairement à ce qui est fréquemment avancé, la très probable élimination de Dominique Strauss-Kahn de la compétition présidentielle ne renforce pas les chances de succès de Nicolas Sarkozy. Le statut de « favori des sondages » qu’avait décroché le directeur du FMI ne doit pas faire illusion. Il tenait, pour beaucoup, à des facteurs qui n’auraient pas résisté à sa descente dans l’arène électorale.

Un candidat potentiel éloigné des joutes politiciennes bénéficie toujours d’une prime de popularité, on l’avait vu avec Jacques Delors en son temps. Aussi classiquement, toute personnalité perçue comme plus ou moins centriste, comme ce fut le cas pour Raymond Barre ou Edouard Balladur, est surestimée dans les intentions de vote avant que la bataille électorale ne s’engage. Elle bénéficie, à ce stade, de la sympathie des modérés des deux camps comme de l’appui provisoire de ceux qui n’ont pas de préférence affirmée.

Tout indique que DSK aurait subi une nette décote après sa déclaration de candidature. Le feu de la campagne aurait même pu être beaucoup plus sanglant qu’il ne semblait l’anticiper. L’ancien ministre de l’Economie est certes doté d’une envergure qui lui aurait permis de se poser en futur président capable de gérer une France en crise. Et de rassurer, par là-même, une frange non négligeable d’électeurs, notamment parmi les plus âgés. Mais il incarnait simultanément, par fonction comme par conviction, une forme de mondialisation rejetée par de très nombreux électeurs, si j’en crois les rencontres de mes récents « Voyages en France » .

Sarkozy n’aurait sans doute pas hésité à verser dans une certaine démagogie anti-mondialiste, comme l’indiquent les tentatives de replacer l’immigration au coeur du débat public. Selon une tactique souvent utilisée avec succès par son homologue américaine, la droite française aurait également essayé de présenter le candidat de gauche en champion de l’establishment. Toute la stratégie de l’ancien président aurait alors visé à récupérer, contre DSK, le maximum d’électeurs du FN au tour décisif.

Ces calculs n’ont pas la même portée avec un autre candidat socialiste. Sur le fond, Martine Aubry ou François Hollande n’affirmeront sans doute pas une ligne politique très différente de celle qu’aurait pu défendre Strauss-Kahn. Mais leur image n’est pas la même, ni leur sensibilité. Un candidat socialiste moins atypique que DSK pourra plus aisément rassembler l’électorat socialiste. Jean-Luc Mélenchon aura plus de mal à capter à son profit le rejet que l’ancien directeur du FMI pouvait provoquer dans de larges secteurs de l’électorat de gauche. Le spectre du 21 avril plane certes toujours sur le PS. Mais pas plus qu’avant l’arrestation new-yorkaise, et peut-être moins.

A droite aussi, la disparition de DSK peut compliquer la tâche du président sortant. Elle ouvre un espace au centre dans lequel certains éléments modérés issus de la majorité, comme Jean-Louis Borloo, seront tentés de s’engouffrer. La nécessité de serrer les rangs pour faire face au champion des enquêtes d’opinion s’évanouit. Or il est vital pour Sarkozy d’être le seul candidat de la droite parlementaire.

N’en demeure pas moins une vraie difficulté pour les socialistes. Il leur faut à tout prix maîtriser le processus de choix de leur candidat. Les primaires prennent ainsi un relief particulier. De la manière de conduire leurs débats, et de le centrer sur les priorités de l’action publique au lieu de s’égarer dans les disputes de personnes, dépendra la capacité du PS à franchir heureusement l’épreuve de cet accident historique.

Par Eric Dupin

En-dehors des outrances manifestes d’un Manuel Valls qu’on prendrait facilement pour un soutien plus à droite que Sarkozy, la non-candidature de Dominique Strauss-Kahn pourrait raffermir (j’ai bien dit pourrait) les options de gauche du parti Socialiste. L’aile plus à droite du mouvement risque d’en sortir provisoirement plus affaiblie, ce qui permettrait à l’aile plus radicale de réaffirmer des valeurs parfois un peu oubliées rue de Solférino. Au lieu de prêter facilement l’oreille aux sirènes libérales, axées sur la finance, l’appareil héritier des vieilles luttes se penchera peut-être plus sur son électorat naturel, ces ouvriers moins nombreux mais toujours présents, ces employés en col blanc menacés par la concurrence lointaine, ces précaires qui cherchent qui pourrait les défendre, en somme tous ceux que le PS avait un peu trop oubliés. Attention ! Certains, et même parmi les agriculteurs qui restent encore, pourraient être tentés par une radicalisation devenue tentante à l’extrême droite.

Les ennuis du directeur du FMI (provoqués ou subis, la Justice le dira), une chance pour le PS de se ressaisir ? Une chance pour les électeurs d’avoir face à eux un vrai poids à gauche au lieu d’un mièvre succédané de l’UMP ?

Avec ou sans DSK, Show must go on

Et pourtant, elle tourne. La mise hors jeu de DSK constitue un coup de tonnerre mais pas la fin du monde. La société française doit s’interroger sur une hypocrisie partagée, une dissonance cognitive partagée à l’égard des travers du patron du FMI et l’étonnante mansuétude dont il a bénéficié depuis des années. De son côté le PS doit changer son fusil d’épaule et arrêter de croire au messie pour désigner celui ou celle qui sera le plus à même d’enfiler les habits de messager du peuple de gauche.               (suite…)

DSK : la piste européenne

 Viendra, viendra pas ? DSK entretient, avec succès, le suspense sur ses intentions au regard des présidentielles de 2012. Tout et son contraire s’étale dans la presse mais depuis quelques jours les choses semblent s’emballer.

Le très bien informé Jean Quatremer, journaliste à Libération évoque sur son blog “Coulisses de Bruxelles“, la piste de la présidence de la Banque centrale européenne. Ce scénario ourdi par l’Elysée aurait l’avantage d’écarter un concurrent potentiel, favori des sondages.              (suite…)

DSK VS Sarko : Y a pas photo…

DSK grand favori des primaires socialistes
Le directeur général du FMI recueillerait 33% des intentions de vote si les primaires socialistes avaient lieu aujourd’hui, contre 12% à Martine Aubry et 10% à Ségolène Royal.

Outre ces électeurs déterminés, 24% déclarent qu’ils iront “probablement” voter à cette consultation pré-présidentielle. Soit un total de 43%.
53% sont d’un avis inverse, déclarant qu’ils n’iront “probablement” (16%) ou “certainement” (37%) pas mettre de bulletins dans les urnes socialistes. 4% ne se prononcent pas

(suite…)

Retraites : « Strauss-Kahn n’a fait que dire ce que dit le PS »

Dominique Strauss-Kahn, à Washington, le 22 avril 2010 (Yuri Gripas/Reuters)

DSK est favorable au maintien de l’âge légal à 60 ans, affirme à Rue89 son lieutenant Jean-Marie Le Guen, face à la polémique.

La déclaration avait créé le malaise au sein du Parti socialiste et provoqué les félicitations du gouvernement. Interrogé jeudi soir dans l’émission « A vous de juger » sur France 2, Dominique Strauss-Kahn disait refuser de faire de l’âge de départ à la retraite un « dogme », (suite…)